La taxe foncière, toujours plus chère et inégalitaire !

Une augmentation exponentielle depuis 5 ans.

Mauvaise gestion disent les uns, désengagement de l’Etat répondent les autres. En tout cas, pour 57 % des Français qui la paient, la taxe foncière devient de

samedi 9 octobre 2010, par

Mauvaise gestion disent les uns, désengagement de l’Etat répondent les autres. En tout cas, pour 57 % des Français qui la paient, la taxe foncière devient de plus en plus lourde.

Selon une étude toute fraîche, la taxe foncière est en augmentation exponentielle depuis 5 ans.

Entre Villeurbanne et Amiens, la taxe foncière moyenne passe de 450 euros à... 973 euros ! C’est dire si la taxe foncière, payée par les propriétaires, devient de plus en plus incompréhensible tant elle implique de disparités.

Un point commun hélas à tous les taxés, l’augmentation de la taxe foncière connaît une inflation record depuis quelques années, et particulièrement depuis 5 ans. Dans les grandes villes, on peut constater des augmentations de 32% et 45%, comme St Denis (93) ou Marseille. À Paris, la facture a explosé de plus de 65%. La capitale demeure néanmoins l’une des villes les moins chères : la taxe foncière n’y est que de 500 euros en moyenne en 2010, alors qu’elle atteint 978 euros à Amiens, 923 euros à Bordeaux, ou encore 911 euros au Havre.

Ces disparités s’expliquent par l’absence de remise à jour des bases de valeurs locatives, qui fixent la valeur locative théorique d’un bien, et servent à calculer le montant de la taxe foncière. Elles sont restées figées depuis 1970 !

Sur les causes de cette inflation, c’est bien sûr un vif débat.
Pour les élus locaux, -villes- départements et régions, c’est l’Etat qui est mis en cause, son désengagement les obligeant à assumer de nouvelles charges (transports régionaux, aides aux personnes âgées...). Pour l’Etat, cette inflation est due aux collectivités locales qui font payer aux contribuables la mauvaise gestion de leur budget.

De toute façon, le contribuable est pris au piège, et il ne faut pas oublier que la crise a fait exploser les dépenses en même temps que les recettes fiscales chutaient. Mais le pire est peut-être à venir avec la disparition de la taxe professionnelle, source importante de revenus pour les collectivités locales, et le gel des crédits pendant 3 ans des crédits d’Etat, affectés aux collectivités que vient d’annoncer François Baroin, ministre du Budget.

Pour l’heure, le gouvernement a choisi de commencer par la remise à jour des bases locatives des locaux commerciaux. L’opération devrait être achevée en 2014. Il s’attaquera ensuite aux habitations.

La tribu éco-citoyenne a la parole !
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