L’université, toujours plus chère !

Le prix de la rentrée se corse pour les étudiants...

La traditionnelle enquête de l

samedi 4 septembre 2010, par

La traditionnelle enquête de l’Union nationale des étudiants de France (Unef) prévoit une hausse substantielle du coût de la rentrée, notamment à cause du poids du logement.

L’incertitude relative aux aides gouvernementales rend angoissante la situation précaire des étudiants.

Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, selon l’adage politique. Les étudiants qui vont devoir affronter une hausse moyenne des coûts de leur rentrée de 3,3%, selon l’enquête de l’Unef, n’ont pas envie de sourire.

Malgré des annonces publiques, un certain nombre de mesures ne sont toujours pas effectives. C’est le cas du versement des bourses sur 10 mois qui devait permettre aux étudiants de faire face à l’allongement de la durée du calendrier universitaire. La dépense globale avait été chiffrée à 250 M€. De même, le montant de la revalorisation des bourses n’est pas encore connu, contrairement aux années précédentes. Or, ce sont environ 800 000 jeunes, qui sont concernés et qui restent donc dans le flou.

En attendant, les prix flambent, aussi, pour les étudiants. Calculé sur l’ensemble de l’année scolaire 2010-2011, le coût de la vie étudiante qui comprend l’alimentation, les transports... s’envole de 4,3%, bien au-delà de l’inflation officielle. Principales difficultés pour le porte-monnaie des étudiants : le logement et les frais d’inscription.

Principale dépense des étudiants, le poste logement représente près de 50% de leur budget mensuel, du fait de la hausse généralisée des loyers du parc privé : +8,1% à Paris et +5,6% en province. Pour les résidences universitaires, l’offre reste environ 3 fois inférieure à la demande, malgré les 3 600 logements construits et les 7 000 chambres réhabilitées par le gouvernement en 2009.

Autres dépenses incontournables en augmentation : les droits d’inscription annuels dont sont exonérés les boursiers augmentent en moyenne de 2,3%, contre 2% l’an passé.

Au final, pour le seul mois de septembre, chaque étudiant devra débourser selon l’enquête de l’Unef entre 625 € et 2 360 € en fonction de sa situation personnelle (diplôme présenté, bourse, lieu d’habitation...).

Rude rentrée donc pour les familles qui devront désormais choisir entre l’aide au logement (APL) et la demi-part fiscale supplémentaire, dont bénéficient les parents qui déclarent leur enfant sur leur feuille d’impôt. Une mesure qui fait partie du plan d’économies annoncé par le gouvernement début juillet, et qui doit entrer en vigueur dès le 1er janvier 2011. Selon l’Unef, le manque à gagner des 500 000 familles concernées se situerait entre 40 et 150 € par mois.

La tribu éco-citoyenne a la parole !
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