Échange permis de chasse à moins 50% et gestion adaptative des espèces contre bulletins de vote

1,3 millions de chasseurs en France, un électorat de fait traditionnellement très convoité. Macron avait su les séduire lors de la campagne présidentielle en défendant toutes les chasses traditionnelles au nom de la protection du patrimoine français, et notamment la chasse à cour. La remise de 50% sur le prix d’un permis de chasse est un geste supplémentaire, les contreparties demandées étant de fait d’ores et déjà établies, car réglementaires. Du bonus pour la popularité du Président, cette dernière étant au plus bas actuellement.

mardi 28 août 2018, par

C’est trop pour Nicolas Hulot !

Le ministre préféré des Français, Nicolas Hulot, a jeté l’éponge en annonçant sa démission ce jour. Après le sketch sur le glyphosate et les nombreuses autres couleuvres qu’il a du avaler, l’ex-présentateur a lâché l’affaire : "je ne veux plus mentir".

Nicolas Hulot abattu après la réunion avec les chasseurs

Échange permis de chasse à moins 50% et gestion adaptative des espèces contre bulletins de vote
Échange permis de chasse à moins 50% et gestion adaptative des espèces contre bulletins de vote © fotolia.com

Solde de 50% sur le prix d’un permis de chasse en le passant de 400€ à 200€. La gestion adaptative des espèces, c’est encore très flou. Un comité scientifique fumeux va être mis en place "dès le mois d’octobre" et sera chargé de prendre des décisions d’ici la fin de l’année sur six premières espèces (la tourterelle des bois, le courlis cendré, le grand tétras...).

Concernant la police de l’environnement et de la ruralité, l’exécutif se donne deux ans, soit à l’été 2020, pour achever une fusion des différents organismes, fusion qui doit permettre de "mieux surveiller et d’encadrer les pratiques de la chasse", précise l’Elysée.

Macron valide le permis national de chasse à 200 euros

Le chef de l’Etat a "validé le permis national à 200 euros" contre 400 euros actuellement, "la gestion adaptative" des espèces chassables et le projet de "nouvelle police de la ruralité", a-t-il ajouté devant la presse

"Il y a eu quelques arbitrages qui ont été donnés", a déclaré le président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) Willy Schraen, à l’issue d’une rencontre à l’Elysée avec Emmanuel Macron, le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot et le secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu. Le chef de l’Etat a "validé le permis national à 200 euros" contre 400 euros actuellement, "la gestion adaptative" des espèces chassables et le projet de "nouvelle police de la ruralité", a-t-il ajouté devant la presse.

Face aux inquiétudes émises par les défenseurs des animaux, Willy Schraen a assuré que les chasseurs respecteraient "parfaitement ce qui a été défini par le chef de l’Etat" ainsi que "les demandes de quotas qui ont été effectuées sur certaines chasses en France." Dans l’entourage du chef de l’Etat, on évoque une réforme "équilibrée", fruit de discussions avec l’ensemble des acteurs et qui aborde à la fois "la question de la chasse, de la nature et de la biodiversité".

Mais que fait la police de l’environnement ?

Concernant la police de l’environnement et de la ruralité, l’exécutif se donne deux ans, soit à l’été 2020, pour achever une fusion des différents organismes, fusion qui doit permettre de "mieux surveiller et d’encadrer les pratiques de la chasse", précise l’Elysée.

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