AirBnb, BlaBlaCar, Le Bon Coin, Uber... Vers une société de plus en plus précaire ?

Souhaitons-nous vraiment réduire le chômage ? A quel prix ?

L’uberisation de la société, un mal ou un bien ? L’Allemagne, avec ses jobs à la demande, sans horaire fixe, est passé par là il y a 10 ans ! Bilan, un taux de chômage au plus bas, des conditions sociales parfois délicates, mais l’économie du pays est solide, et l’Etat ne croule pas sous les dettes, bien au contraire.

mardi 9 février 2016, par

Gagner un peu d’argent avec ces sites, pourquoi pas ! Mais a-ton-raison de vouloir en faire son activité principale ?

De plus en plus de Français succombent aux sites pompeusement appelés de l’économie collaborative. Ces sites ne font que mettre en relation des internautes, ni plus, ni moins, ils empochent une commission au passage. L’outil qu’est Internet est donc exploité, point. Rien d’innovant, rien de révolutionnaire, tout juste des mises en relation.

Nos politiques pris entre 2 feux

Comment faire pour encadrer ces activités sans toutefois rendre la société encore plus précaire ? Ni même couper cet élan de nouvelles activités ? Nos politiques ne savent pas quelles décisions prendre. L’ont-ils su un jour du reste ? S’ils vont dans le sens de l’encadrement de ces activités, c’est placer un frein sur un secteur en plein développement, s’ils ne font rien (comme jusqu’à ce jour), c’est laisser aller de nombreux Français vers cette économie grise, sans employeur réel, avec à la clé, une précarité sans équivalent, aucune protection sociale, aucune épargne retraite.

Un rapport pour ouvrir les yeux ?

Le rapport Terrasse, du nom du député en charge, recense 19 propositions dont l’objectif est de mieux encadrer l’utilisation de plateformes telles que Blablacar, AirBnB ou Le Bon Coin : améliorer la protection sociale des travailleurs qui se servent de ces réseaux, mieux protéger les consommateurs et permettre au fisc d’imposer les revenus des professionnels.

Pour l’élu PS, il s’agit de « dépassionner le débat » et de trouver des pistes pour que cette économie d’un genre nouveau, qui génère 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et représente près de 13 000 emplois en France, puisse se « développer au profit de l’économie dans son ensemble ».

Mieux informer les consommateurs. Le député souhaîte que ces plateformes, contrairement à ce qui est à l’oeuvre aujourd’hui, aient l’obligation d’informer les utilisateurs sur plusieurs points comme les frais de commission, les assurances... Il demande aussi que les sites qui mettent en relation des particuliers ou qui notent certaines activités comme les hôtels, les restaurants, expliquent aux usagers la manière dont sont traités les avis ou les commentaires. Reste la question des recours si un particulier se fait escroquer via la plateforme par un autre utilisateur...

Fiscalité des revenus, imposable dès le premier euro

Taxer les revenus des professionnels. C’est probablement la mesure qui va faire hurler. Si l’utilisation de ces plateformes permet à de nombreuses personnes d’avoir une activité salariale pleine ou complémentaire, l’idée du député pour éviter que certains revenus échappent au fisc est de demander que les plateformes informent l’administration des activités de ses utilisateurs. Ainsi, le Bon Coin devrait informer le fisc de la valeur des objets mis en vente ou Uber lui communiquer le nombre de réservations qu’un VTC aurait engrangé. Un système difficille à mettre en place. Lors du dernier projet de loi de finances, les parlementaires avaient envisagé d’introduire une telle obligation mais ils avaient finalement renoncé pour éviter d’imposer aux plates-formes de nouvelles lourdeurs administratives.

Airbnb favorable à la mise en place d’un cadre légal

"Nous accueillons favorablement ce rapport dont l’objectif est de clarifier le cadre légal et fiscal appliqué à l’économie collaborative. C’est un signal fort que les autorités françaises reconnaissent ces nouvelles pratiques de consommation et comprennent leur importance pour le pouvoir d’achat des Français", a expliqué à l’AFP la direction France du site de location d’appartements Airbnb.

Airbnb France ajoute avoir "hâte de connaître les détails des recommandations du rapport" et assure que "certains des points dévoilés (les) confortent dans les actions déjà menées (authenticité des avis, accès à une information simple concernant le cadre légal, création d’un observatoire de l’économie collaborative, etc.)"

Elle martèle par ailleurs que "la transmission automatisée des revenus à l’administration fiscale avait déjà été discutée, sans aboutir, lors de la loi de finance 2016 votée en décembre dernier, notamment en raison des questions pratiques qu’elle suscite".

La tribu éco-citoyenne a la parole !
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