Perturbateurs endocriniens : la prise de conscience ?

Un rapport parlementaire français fait le point.

Depuis plusieurs années, on entend régulièrement parler des perturbateurs endocriniens et des répercussions qu

mardi 19 juillet 2011, par

Depuis plusieurs années, on entend régulièrement parler des perturbateurs endocriniens et des répercussions qu’ils pourraient avoir sur la santé.

À chaque fois pourtant les études scientifiques tirant la sonnette d’alarme sont balayées d’un revers de main. Un rapport parlementaire s’inquiète à son tour.

Un rapport parlementaire vient de montrer un lien crédible entre les perturbateurs endocriniens et le développement de certains cancers ou de problèmes de fertilité. Intitulé les perturbateurs endocriniens, le temps de la précaution et rédigé par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), ce rapport fait des propositions concrètes pour assurer la sécurité des consommateurs.

Des substances insidieuses
On regroupe sous le terme de perturbateur endocrinien, différentes substances qui jouent un rôle de leurre hormonal. On range dans cette catégorie par exemple les phtalates, utilisés pour rendre souple les plastiques, certains pesticides ainsi que le Bisphénol A (utilisé dans les contenants plastiques alimentaires, les boites de conserve...). Ces substances sont soupçonnées depuis un moment déjà de nuire à la croissance, au développement des bébés, de jouer sur la fertilité et de provoquer certains cancers.

Protéger les plus vulnérables
Le groupe de travail demande ce que de nombreuses associations et scientifiques réclament depuis un moment déjà : l’application du principe de précaution. Selon ce groupe, s’il y a encore de nombreuses incertitudes, les données disponibles montrent qu’il est nécessaire d’agir afin de protéger au moins les bébés et les femmes enceintes. Le groupe indique qu’il faudrait affirmer, au niveau européen, l’objectif d’interdire la présence de perturbateurs endocriniens dans les produits spécifiquement destinés aux femmes enceintes et allaitantes et aux jeunes enfants, car le moment d’exposition peut être plus important que la dose. Pour l’instant, l’Europe fait la sourde oreille face aux études qui lui ont été déjà présentées.

Agir, c’est possible
Concrètement, le groupe propose un étiquetage spécifique comme sur les bouteilles d’alcool. En effet, puisque les données montrent la nocivité des perturbateurs endocriniens, chacun doit être capable d’identifier les produits en contenant. L’idée est à la fois bonne et simple. De même, il préconise de ne plus utiliser rapidement les phtalates à chaine courte (DEHP) dans les applications médicales lorsqu’il s’agit des publics les plus sensibles.

Espérons que ce rapport soit entendu, car à partir du moment où le doute existe et que ça fait déjà un moment que le sujet inquiète, mieux vaut simplement appliquer le principe de précaution.

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