Le travail de nuit et la santé.

De graves inconvénients... Ils sont policiers, pompiers, serveurs, vigiles, agents d’entretien...

Le travail de nuit, surtout prolongé, entraîne des perturbations sur l’organisme humain qu’il faut essayer de compenser. 15% des salariés travaillent de nuit soit entre minuit et 5h du matin.

vendredi 22 août 2014, par ,

Selon une étude du ministère de l’Emploi portant sur l’année 2012, 15% des salariés travaillent de nuit soit entre minuit et 5h du matin. C’est un million de plus qu’il y a 20 ans, avec des disparités selon le sexe et la profession.

En 2012, un salarié sur sept en France travaille la nuit. Le nombre de ceux qui ont opté pour ce rythme décalé de manière régulière a plus que doublé en vingt ans (7,4% en 2012, contre 3,5% en 1991), quand celui des occasionnels à lui sensiblement diminué (8% en 2012, contre 9,5% en 1991).

De plus en plus de femmes

Parmi ces 3,5 millions de travailleurs nocturnes, cinq catégories de professions sont particulièrement représentées, souligne l’étude de la Dares qui vient d’être publiée sur le sujet. C’est dans l’armée, la police et chez les pompiers que les travailleurs de nuit sont les plus nombreux (72%). Viennent ensuite les conducteurs de véhicules, les infirmières, les aides-soignantes et les ouvriers qualifiés des industries de process.

Phénomène marquant, la part des femmes dans le travail de nuit est en hausse. Leur nombre a doublé en vingt ans. Elles sont un million en 2012, contre 500.000 en 1991, alors que le nombre d’hommes concernés n’augmente que de 25% (2,4 millions en 2012, 1,9 million en 1991).
Des conditions de travail plus difficiles

Même si le travail de nuit est plus rémunérateur et permet dans certains cas de libérer du temps en journée pour sa famille par exemple, il ne présente pas que des avantages. D’après l’enquête Conditions de travail 2013, travailler la nuit est plus éprouvant pour les salariés exposés à un rythme de rendement plus soutenu qu’en journée et souvent à des obligations de polyvalence.

Des perturbations sur l’organisme humain

Le travail de nuit, surtout prolongé, entraîne des perturbations sur l’organisme humain qu’il faut essayer de compenser.

En fonction des professions, les travailleurs de nuit doivent aussi supporter plus de stress et de tensions, voir même des agressions au contact de publics souvent en détresse. La pénibilité physique est une constante.

Travailler en décaler par rapport à son horloge biologique naturelle se traduit par un sentiment plus fréquent d’usure professionnelle. Selon l’étude de la Dares, 43% des personnes concernées estiment qu’elles ne "tiendront" pas le rythme jusqu’à leur retraite, contre 27 % pour l’ensemble des salariés.

Près d’un salarié sur cinq travaille de nuit et le phénomène tend à se développer. Le CESE (conseil économique, social et environnemental) tire le signal d’alarme.

Face à son impact négatif sur les conditions de travail et de vie des salariés, le CESE propose qu’on en encadre strictement le développement, de façon à ce qu’il reste globalement une exception.

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Cela passe entre autres par la clarification du Code du travail.
Ce dernier parle de la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique, notion que le Conseil qualifie de floue, sujette à des interprétations très extensives. En complément, le CESE souhaite que les accords de branche soient plus précis et déterminent les motivations du recours au travail de nuit, les types d’emplois susceptibles d’être concernés et les dispositifs préservant la santé des travailleurs mis en place dans l’entreprise.

Le CESE suggère de créer un repos compensateur minimal légal. Les salariés travaillant de façon permanente la nuit devraient bénéficier d’un repos de 8 % du temps pendant lequel ils ont travaillé la nuit. Ce pourcentage pourrait être atteint par palier afin de permettre d’adapter l’organisation du travail.

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