Cosmétiques : attention à leur composition.

Certaines substances sont dangereuses.

De nombreux consommateurs commencent à s’interroger sur l’innocuité de substances utilisée dans les cosmétiques.

mercredi 9 juin 2010, par

Plusieurs études ont émis des doutes sur différents produits communément présents dans les produits de beauté et de toilette. Par méfiance, certains se tournent déjà vers les produits bios, sans parabens notamment.

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Contrairement aux médicaments, les cosmétiques ne nécessitent pas une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) pour être commercialisés. Pourtant, l’utilisation répétée de certains produits pourrait avoir des conséquences graves sur la santé. Les cosmétiques représentent une source de contamination chimique importante, explique le Réseau Environnement Santé (RES). Regroupant plusieurs associations, ce réseau dénonce depuis un certain temps les faiblesses de la réglementation en matière de cosmétique.

Même si près de 1 330 produits sont déjà interdits via une directive européenne, un certain nombre d’autres substances sont encore utilisées par les industriels. En France, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) a pour mission de garantir la sécurité d’emploi, la qualité et le bon usage de ces produits de santé. Dans des cas extrêmes, elle peut arriver à faire retirer de la vente les produits reconnus dangereux, mais généralement, son rôle se limite à émettre des recommandations. Les associations regrettent une instance forte en matière de sécurité sanitaire pour ce qui est des cosmétiques.

Des substances douteuses dans nos produits de beauté

Plusieurs associations du Réseau Environnement Santé alertent depuis un certain temps déjà sur la toxicité de certains produits. Diverses études réalisées indépendamment dans de nombreux pays ont montré des effets nocifs de ces substances. Certaines jouent par exemple sur le système de reproduction, d’autres provoquent des réactions inflammatoires et d’autres encore favorisent divers cancers.

De nombreuses substances sont montrées du doigt. Les parabens bien sûrs, conservateurs réputés cancérigènes, mais aussi le phénoxyéthanol, les formaldéhydes, les phtalates utilisés notamment dans les plastiques et les sels d’aluminium que l’on retrouve dans les déodorants. Les substances issues de la pétrochimie sont, elles aussi, au cœur des questionnements. La liste est encore longue. Le problème c’est que ces substances sont partout. Faites un tour dans votre salle de bain et lisez les étiquettes. C’est surprenant.

Autre danger : les nanomatériaux.

Présentées dans un premier temps comme une révolution, ces infimes particules sont présentes dans de nombreux produits comme certaines crèmes solaires et produits anti-âges. C’est par exemple du dioxyde de titane et oxyde de zinc. Aucune étude épidémiologique n’avait été réalisée avant le lancement de cette nouvelle technologie. Pourtant, des scientifiques et des associations n’ont pas tardé à tirer la sonnette d’alarme.

Pour ne pas effrayer les consommateurs, les industriels ont fait disparaitre ce terme, au départ si vendeur, de leur vocabulaire...mais pas de leurs produits. L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) a rendu un avis en mars dernier sur le sujet indiquant que le risque ne peut pas être évalué, il ne peut donc pas être exclu. Le principe de précaution est donc préconisé, mais comment savoir qu’un produit en contient ? Rien pour l’instant n’oblige à indiquer leur présence, mais dès 2013, les industriels auront une obligation d’étiquetage.

Être vigilant sur les compositions

Les agences sanitaires françaises semblent bien moins inquiètes que les associations. Disons qu’elles mettent plus de temps à prendre conscience du danger réel. Ce sont les associations qui ont par exemple attiré l’attention sur les produits contenus dans les mallettes pour bébé remises à la maternité. Ce sont elles aussi qui se préoccupent de la contamination chimique, via des perturbateurs endocriniens, provoqués par les crèmes solaires.

Devant toutes ces informations, difficile de ne pas douter et avoir peur pour sa santé. Certains font donc le choix de se tourner vers des produits bios labélisés Ecocert et respectant la charte Cosmébio. Cette charte impose 95% minimum d’ingrédients naturels ou d’origine naturelle et un maximum de 5% d’ingrédients synthétique. Ce choix, de plus en plus de consommateurs le font si l’on en croit la croissance de 40 % par an du marché bio et naturel.

Apprendre à décrypter les étiquettes semble aussi une nécessité. Un étiquetage compréhensible par tous et explicite est indispensable afin que les consommateurs puissent s’y retrouver. Dans le doute, entre deux produits, mieux vaut privilégier le plus simple, c’est-à-dire celui qui utilisera le moins de substances différentes.

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