Bien socialement, bien sexuellement

Une étude espagnole révèle une corrélation entre les deux

Bien dans sa tête, bien dans son corps, est une formule tout aussi valable pour la sexualité. Une étude dévoile que les facteurs socio-économiques jouent un rôle certain dans la sexualité.

samedi 25 janvier 2014, par

Les personnes en situation précaires vivraient une précarité jusque dans la sexualité. Les milieux défavorisés n’auraient donc pas la même égalité en termes de plaisir sexuel. Cette étude espagnole affirme que les facteurs socio-économiques tels que le salaire ou encore l’éducation influent sur la vie intime et tout particulièrement chez les femmes. Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs de l’Agence pour la santé publique de Barcelone se sont replongés dans les résultats de la première Enquête nationale qui avait été réalisée en 2009. Plus de neuf participants sur dix se déclarent satisfait sur le plan sexuel. Mais plus le salaire des personnes interrogées diminuent, plus leur satisfaction aussi. Ainsi, on constate que les personnes les plus aisées sont plus épanouies et davantage à l’écoute de leurs besoins physiques. En revanche, les plus défavorisées sont davantage victimes d’abus sexuels ou de conduites sexuelles à risque.

Pourquoi une telle différence ?

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La vie affective et sexuelle est touchée par la précarité. D’un point de vue économique, les personnes en situation précaires ont moins d’argent et sont moins informées pour la contraception et ont donc davantage de comportements sexuels à risque. Les personnes vivant dans des conditions précaires sont parfois amenées à vivre des rencontres aussi bien amoureuses que sexuelles dans des circonstances précipitées et sans possibilité de recul, comme le dit bien un article de l’éducation santé. D’autres sont obligées d’avoir recours à des relations sexuelles tarifées pour subvenir à leurs besoins. Pour atteindre une sexualité égale à celles des personnes aisées, il faudrait restaurer une certaine estime de soi des personnes défavorisées en développant une image plus positive. Mais ce bien être sexuel, qui parait anecdotique pour certains, ne l’est pas du tout. Cette santé sexuelle pourrait être considérée comme secondaire et pourtant, elle fait partie intégrante de la santé. L’OMS la désigne comme « un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social en relation avec la sexualité, et non pas simplement l’absence de maladies, de dysfonctionnements ou d’infirmités. » La santé sexuelle doit être considérée comme une santé à part entière. Par conséquent, les inégalités doivent être supprimées.

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