Mort subite du nourrisson : toujours trop de victimes.

Des réflexes à prendre pour l’éviter.

Si le nombre de décès imputés à la mort subite du nourrisson est en forte diminution, il est encore trop élevé.Une enquête de l

mercredi 30 mars 2011, par

Si le nombre de décès imputés à la mort subite du nourrisson est en forte diminution, il est encore trop élevé.

Une enquête de l’Institut de Veille Sanitaire montre que la prévention pourrait encore être accentuée afin de réduire le nombre de victimes.

Aujourd’hui, les études recensent plus de 240 décès par mort subite chaque année. Un chiffre qui a nettement diminué en vingt ans, mais qui est encore trop élevé. Selon une étude de l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), de nombreux décès sont liés à des pratiques à risque et au manque d’information des parents.

La prévention fonctionne
Les campagnes de préventions du milieu des années 90 ont réussi à faire baisser considérablement le nombre de morts subites des nourrissons. Alors qu’au début des années 90, plus de 1 000 morts chaque année étaient constatées, la situation s’est rapidement améliorée après une grande campagne d’information. En 1996, le nombre de mort brutale et inattendu des nourrissons avait chuté de moitié. Selon les spécialistes, il reste actuellement des décès évitables. Ainsi, le Ministère de la Santé a réinsisté récemment sur la nécessité de suivre des recommandations pour prévenir ces accidents mortels. Une grande marge de progression serait encore possible.

Des pratiques à risque sans le savoir
Une enquête a été menée par l’InVs dans 17 départements entre 2007 et 2009. Les résultats montrent que parmi le 220 morts subites touchant des enfants de moins de 1 an, un tiers étaient liés à des infections et des accidents liés au couchage. Les deux tiers restants sont inexpliqués.

Dans environ 50% de ces cas inexpliqués, l’étude a révélé que des facteurs de risques ont cependant été identifiés comme l’utilisation de couette, de doudou et d’oreiller. Les auteurs de cette étude sont donc convainque que sans ce facteur de risque, la mort de certains enfants aurait sans doute pu être évitée. Les résultats de cette étude montrent que 39% des bébés qui ont été victimes de la mort subite du nourrisson ont été retrouvés sur le ventre. 28% ont trouvé la mort dans un lit d’adulte ou un canapé. L’éducation des parents est donc une nécessité.

Rappel de consignes essentielles
Certaines règles sont à respecter pour la sécurité des tout petits. Les nourrissons doivent exclusivement être couchés sur le dos et dans un lit adapté. Jamais dans le lit des parents par exemple. L’enquête de l’InVS a montré que 20% des bébés décédés dans leur sommeil avaient été couchés sur le ventre par leurs parents. Et ce, jusqu’à six mois. Le lit doit être adapté au bébé et ne contenir aucun jouet, ni oreiller. Même les tours de lit sont déconseillés à cet âge. Il ne faut également utiliser ni couette, ni drap ni couverture. Aucun objet mou sur lequel l’enfant pourrait s’étouffer ne doit être présent dans le lit. Il est ainsi conseillé d’utiliser des turbulette pour garder au chaud l’enfant sans risque.

Les cales-bébés sont également à supprimer totalement des habitudes. Le matelas doit également être choisi suffisamment dur. Un matelas trop mou peut en effet être responsable des décès (16%) selon l’étude de l’InVs. Les recommandations touchent également la chambre du bébé. Il faut faire dormir l’enfant dans une pièce tempérée avoisinant les 19 degrés et qui soit totalement protégée des fumées de cigarette. Ces précautions sont bonnes à prendre chaque jour sans exception, pour la nuit, mais également pour la sieste.

L’étude met en évidence que plusieurs dizaines de décès pourraient être évités chaque année en améliorant la connaissance des parents sur le sujet. Pour cela, il faudrait une importante campagne d’information que certaines associations réclament depuis longtemps. Faire un rappel sur les consignes de sécurités à appliquer au quotidien au moment où l’on couche les tout petits enfants semble une nécessité.

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