Le mode de culture bio tout aussi efficace que le mode conventionnel, ayant recours aux fongicides et pesticides, dixit l’INRA

C’est en quelque sorte une reconnaissance du mode de culture io, de façon officielle. Et pour une fois, ce ne sont pas des écologistes qui l’annoncent : le bio fait jeu égal à la culture ayant recours aux pesticides. Reste le souci des mauvaises herbes.

mercredi 22 août 2018, par

Alors que Monsonto (racheté par Bayer) va commencer à souffrir sérieusement de sa très mauvaise image de marque, un premier procès retentisant perdu, annonçant de noimbreux autres, l’INRA a publié le fruit d’une étude indiquant que le mode de culture bio n’est pas moins efficace que le mode conventionnel ayant recours aux fongicides et pesticides.

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Ainsi, après avoir compilé 177 études publiées dans la littérature scientifique à travers le monde, les chercheurs de l’INRA sont arrivés à la conclusion que cultiver en bio peut être tout aussi efficace pour protéger ses plantes que d’utiliser des produits chimiques. « Les systèmes de culture conduits en agriculture biologique sont moins infestés par des agents pathogènes comme les champignons ou les bactéries que les champs cultivés en agriculture conventionnelle qui utilisent notamment des fongicides de synthèse », décrypte Adrien Rusch, l’un des chercheurs de l’INRA qui a participé à cette étude.

«  Ces résultats démontrent l’intérêt des pratiques culturales de l’agriculture biologique en matière de régulation des bioagresseurs et de maîtrise des maladies pathogènes et des animaux nuisibles », conclut l’INRA.

Le souci des mauvaises herbes, pas forcément un souci

L’INRA reconnaît que le mode de culture bio est plus impacté par les mauvaises herbes. Mais ces dernières ne seraient pas si "mauvaises" que cela. Ces prétendues « mauvaises » herbes attirent en effet d’autres espèces d’insectes ou des oiseaux qui jouent en quelque sorte le rôle de nettoyeurs au cœur des parcelles cultivées. Adrien Rusch affirme que l’on peut tolérer des herbes folles dans un champ tout en maintenant ses rendements et que cela « permet d’avoir moins d’insectes ravageurs ou moins de maladies ».

« Au lendemain de la guerre, l’agriculture chimique a été considérée comme la réponse la plus efficace pour avoir de bons rendements sans maladies ni insectes ravageurs", constate Adrien Rusch. "Mais on a malheureusement oublié le savoir-faire de la culture paysanne."

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