L’agriculture biologique, la solution la plus rationnelle pour réduire l’usage des pesticides

L’agriculture biologique, la solution la plus rationnelle pour réduire l’usage des pesticides © stock.adobe.com

L’agriculture biologique se présente comme une des alternatives/solution les plus abouties contre une utilisation excessive des pesticides.

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Le film Goliath, au cinéma le 9 mars 2022, s’attaque au sujet controversé des pesticides et de leurs conséquences environnementales et sanitaires. Aujourd’hui, l’agriculture biologique se présente comme une des alternatives/solution les plus abouties contre leur utilisation excessive. Pourtant, la difficulté de la conversion vers ce type de culture freine considérablement son expansion. Depuis 2021, l’entreprise sociale Transition accompagne les agriculteurs français dans leur passage au bio. Grâce à une gamme de produits d’épicerie vendue en grande distribution, la marque leur assure une rémunération juste qui les aide à aller sereinement au bout de leur conversion biologique.

 Les conséquences de l’utilisation des pesticides

Les pesticides sont des produits, la plupart du temps chimiques et de synthèse, ayant vocation à repousser, détruire ou combattre les formes de vie considérées comme nuisibles pour les cultures agricoles. Si leur développement a permis une augmentation certaine de la productivité, leur utilisation est malheureusement loin d’être sans conséquence sur l’environnement et la santé. Les pesticides participent à polluer l’air et le sol, les plus volatils pouvant être transportés par le vent, se répandant bien loin du lieu où ils ont été diffusés. Les conséquences sur la biodiversité sont alors multiples : intoxication à court terme des organismes, réduction des réserves de nourriture, effets sur la reproduction et le comportement... Les pesticides bouleversent les écosystèmes de nombreuses populations, dont les abeilles, les oiseaux, les rongeurs, ou encore les poissons.

L’Homme n’est pas non plus épargné. Parmi les risques encourus, on compte l’intoxication aiguë liée à une exposition très forte sur un temps très court (risques cutanés, oculaires, empoisonnement...), ou l’intoxication chronique liée à une faible exposition sur un temps plus long. Les conséquences sont alors très graves, pour les producteurs comme les populations avoisinantes : cancers, infertilité, asthme, troubles neurologiques...

 La solution : Réduire considérablement l’utilisation des pesticides grâce à l’agriculture biologique

Une solution existe pour pallier l’utilisation des pesticides : l’agriculture biologique. Pour être labellisé, l’agriculteur doit respecter un cahier des charges précis, incluant des contrôles réguliers et un encadrement strict des pesticides. L’utilisation de traitement phytopharmaceutique n’est autorisée qu’en cas de dernier recours et doit être d’origine naturelle, selon une liste établie en 2008.

Passer à l’agriculture biologique ne se fait pas du jour au lendemain : cette pratique agricole implique des défis techniques et économiques conséquents pour les agriculteurs souhaitant se convertir. Ces derniers doivent attendre 2 à 3 ans avant d’obtenir le label Bio à partir du moment où ils commencent à en suivre le cahier des charges. Cette durée varie en fonction du type de production visée : végétale, annuelle ou pérenne.

Durant cette période, l’agriculteur cultive selon le cahier des charges du bio. Il doit ainsi trouver des alternatives pour remplacer les pesticides qu’il utilisait :

  • Utilisation de certaines variétés de semences plus résistantes aux maladies,
  • Développement de techniques culturales comme la rotation des cultures,
  • Développement de techniques mécaniques comme le désherbage thermique, le paillage, la solarisation etc.
    Toutes ces méthodes sont chères et contraignantes. Pendant sa conversion, l’agriculteur voit ses rendements baisser et ses coûts de production augmenter (achat de matériel coûteux, hausse des coûts de production, hausse de la main d’œuvre...) et ses rendements diminuer. Sa production n’étant pas encore labellisée et donc valorisée au prix du conventionnel, le producteur peut difficilement absorber ces changements. Une conversion éprouvante qui dissuade de nombreux producteurs.

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