Un militant antinucléaire atterrit sur une centrale.

Nouvelle action de Greenpeace.

Greenpeace attire de nouveau l

jeudi 3 mai 2012, par

Greenpeace attire de nouveau l’attention sur la sureté nucléaire avec une opération coup de poing au-dessus d’une centrale française.

Un militant a ainsi pénétré dans la zone de la centrale de Bugey dans le département de l’Ain.

Fin 2011, des militants de Greenpeace avaient déjà montré les défauts de surveillance de deux centrales nucléaires française en réussissant à s’y introduire. À quelques jours des élections, l’association écologique pointe à nouveau du doigt une faille dans le système de sureté nucléaire français.

Après les clôtures, le toit
Un militant antinucléaire de l’association Greenpeace d’origine allemande a survolé la centrale de Bugey dans l’Ain. L’engin, un parapente à moteur aux couleurs de Greenpeace a survolé la centrale aux quatre réacteurs, le pilote a déposé deux fumigènes sur le dôme de l’un d’eux, puis s’est posé sur le sol en déposant un nouveau fumigène, explique Greenpeace.

À 7h40 hier matin, l’engin a pénétré par les airs dans la zone aérienne interdite qui entoure la centrale nucléaire.

Située à une trentaine de kilomètres de Lyon seulement, cette opération coup de poing s’est soldée par l’interpellation de deux militants et d’une certaine confusion autour de la centrale. Selon le Ministère de l’Intérieur, le parapente du militant a été identifié comme tel avant même qu’il ne survole la centrale. Cela n’a pas empêché le militant d’allumer deux fumigènes, dont un sur le dôme d’un réacteur. Selon EDF, cela ne remet pas en cause la sûreté des installations de la centrale dont la production n’a pas été affectée.

Un appel aux candidats à la présidentielle
L’ONG a également mis en ligne une vidéo montrant le survol de l’usine de la Hague en 2011. Nous ne souhaitons pas dire de quel engin il s’agissait, nous laissons ce soin à Areva, qui devrait savoir ce qui passe au-dessus de ses sites, a indiqué Greenpeace. À quelques jours à peine du second tour, cette vidéo et cette nouvelle action sur le terrain mettent en relief le potentiel danger du nucléaire. Si cette technologie est risquée par sa complexité comme l’ont montré Tchernobyl ou Fukushima, les risques terroristes ne peuvent être exclus.

L’objectif de cette action est d’adresser un message aux deux candidats à l’élection présidentielle qui nient le risque du nucléaire. On voulait illustrer une agression externe, type chute d’avion. Ce survol illustre la vulnérabilité des sites français, a expliqué Greenpeace.

L’ONG demande aux candidats d’élargir les attributions de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), et une analyse des risques d’agression d’origine humaine. Alors que l’Allemagne a pris en compte la chute d’avion dans ses tests de sûreté, la France refuse toujours d’analyser ce risque pour nos centrales, explique Greenpeace. Un débat d’importance avec lequel le président sortant devrait normalement compter, comme le souhaite une partie de la population française.

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