Les drones arrivent en force.

Quand la sécurité n’est pas synonyme de... sécurité !

Le Militpol, salon mondial de la sécurité, révèle des avancées techniques assez stupéfiantes, mais il y a quand même une sacrée faille dans le système.Une

vendredi 21 octobre 2011, par

Le Militpol, salon mondial de la sécurité, révèle des avancées techniques assez stupéfiantes, mais il y a quand même une sacrée faille dans le système.

Une caméra qui voit à travers les murs, c’est une des multiples nouveautés que présente un salon de la sécurité qui fait un peu froid dans le dos tant notre espace intime se réduit.

Le merveilleux et regretté Pierre-Gilles de Gennes, prix Nobel de physique, savait expliquer comment la recherche fondamentale débouchait sur des applications techniques qui changent notre quotidien par l’arrivée de nouveaux produits inattendus et un peu magiques. Ses travaux sur les cristaux liquides et les polymères aboutirent à nos écrans plats, de nouveaux ordinateurs, des montres ou des colles permettant des assemblages aussi résistants que des soudures.

Il faut lire son ouvrage, Les objets fragiles, comme un immense rafraîchissement intellectuel, accessible à tous, qui donne confiance dans la formidable capacité humaine à résoudre les problèmes techniques les plus complexes.

Les dernières innovations qui sont présentées au salon de la sécurité qui vient d’ouvrir ses portes à Paris apportent, elles aussi, un témoignage des prouesses que l’esprit humain est capable d’accomplir. On y découvre une caméra qui permet de voir à travers les matériaux, cloisons, tissus, bois. La Millicam 90 sera utilisée particulièrement pour la surveillance des lieux publics et la détection des engins explosifs. Le Cobra Bulle, petit véhicule robotisé de 40 cm de côté et de 5 kg, ira faire de la détection et des interventions en terrain miné ou contaminé ; il est pilotable à distance par manette ou tablette tactile. Mieux encore, le vêtement Hercule. Il s’agit d’une combinaison, munie d’une foule de capteurs et de jambes mécatroniques, qui détecte les mouvements de son utilisateur et les renforce. Ce manteau magique permet ainsi de porter des charges jusqu’à 100 kg et dispose d’une autonomie de 20 km à une allure de 4 km/h. N’oublions pas un drone de 70 cm et 600 g qui est destiné à la reconnaissance des milieux contaminés et des... manifestations.

Dans cet univers qui semble issu de la science-fiction, mais qui est bien réel, il convient toutefois d’émettre des réserves sur la fiabilité de ces nouveaux produits qui sont censés renforcer la sécurité. L’usage massif d’électronique n’est pas exempt de problèmes. Comment ne pas être inquiet de l’infection par un virus informatique du centre de commande des drones américains, situé au Nevada. Les militaires n’ont toujours pas réussi à se débarrasser de ce virus, ni à comprendre comment il a pu atteindre leur centre.

Cet incident très grave rappelle les difficultés rencontrées parfois avec l’informatisation à outrance des nouvelles automobiles. Difficultés qui avaient contraint par prudence des firmes comme Mercedes à réduire le nombre de fonctions informatisées. Quoi qu’il en soit, il ne va bientôt plus rester un centimètre carré sur la planète qui soit à l’abri d’un oeil électronique C’est pas drone du tout !...

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