1er mars : Journée mondiale du compliment

1er mars : Journée mondiale du compliment © stock.adobe.com

Créée en 2003 aux Pays Bas, cette journée a été voulue par ses initiateurs comme étant la journée la plus positive dans le monde.

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L’être humain a besoin de reconnaissance

Le principe est simple : l’être humain a besoin de reconnaissance, d’être mis en valeur pour se sentir bien. Alors à chacun son petit compliment envers son voisin, son (sa) collègue, un membre de sa famille, ou pourquoi pas au premier quidam rencontré au hasard d’une course ou dans la file d’attente d’un service public.

Des journées positives

Le lecteur attentif de ce site aura certainement remarqué qu’il y a d’autres journées "positives" et "gratuites" durant l’année, qui n’ont rien d’autre à défendre que le mieux être entre tous. Journée mondiale de la gentillesse, journée mondiale de la courtoisie au volant, journée internationale des câlins, ... à se demander d’où nous vient ce besoin de recréer du lien entre tous, dans une société où seule la performance semble être valorisée et marchandisée ?

Entreprises : les compliments passent mal

Journée mondiale du compliment, une question s’impose dans les entreprises : les félicitations motivent-elles encore… ou alimentent-elles la méfiance ? Fasterclass a mené l’enquête auprès de 2 501 actifs en février 2026 et révèle une profonde méfiance à l’égard des éloges. Entre diplomatie, manque de sincérité, tromperie ou inutilité, les Français expriment une attente claire : les salariés ne veulent pas moins de positif, ils veulent mieux — du feedback concret, utile et actionnable qui fait progresser.

  • Alors, faut-il changer la Journée mondiale du compliment et la transformer en Journée mondiale du Feedback positif ?
  • Les compliments sonnent-ils souvent faux ?

Au travail, 49 % des Français pensent que le compliment est souvent ou très souvent de la diplomatie plutôt qu’un reflet fidèle de la réalité. Cela engendre un niveau élevé de suspicion face à des éloges.

Seuls 33 % jugent que cela arrive rarement ou jamais, signe d’une confiance limitée dans ce genre de marques de gratitude.

Des compliments qui récompensent copinage et performance

Les encouragements ne vont pas qu’aux meilleurs. En effet, 28 % estiment qu’ils ciblent d’abord les plus performants mais 43 % pointent des logiques moins méritocratiques : 22 % pour les plus visibles (les personnes qui parlent fort ou se mettent en avant) et 21 % pour les salariés plus proches du manager.
Seulement un quart (25 %) évoque une répartition équilibrée.

Le compliment en décalage avec le feedback direct

65 % des Français déclarent avoir déjà appris, via un feedback plus direct, que les compliments reçus étaient trompeurs ou incomplets (31 % plusieurs fois, 34 % une fois). La confusion entre encouragement et réalité est donc très fréquente puisque seuls 24 % n’ont jamais vécu ce contraste.

85 % des Français plébiscitent le feedback positif concret plutôt que le compliment

À choisir, les salariés préfèrent largement abandonner le compliment au feedback : seuls 11 % privilégient un compliment général alors que 44 % choisissent un feedback précis. Ce score grimpe à 85 % si l’on inclut les 41 % qui optent pour un mix équilibré des deux : du positif, oui, mais ancré dans le réel. Au total, 85 % plébiscitent du feedback utile et actionnable, bien loin du simple compliment flatteur.

Jamais ou rarement de compliments concrets pour 61 % des Français

Au bureau, les retours manquent cruellement de substance : 22 % seulement donnent toujours ou souvent un exemple concret pour étayer leurs félicitations. À l’inverse, 33 % le font rarement, et 28 % ne félicitent presque jamais. De plus, à peine 9 % expliquent toujours ce qu’ils saluent précisément. Résultat de ce manque d’explication, la reconnaissance au travail reste trop souvent implicite, floue et donc difficile à reproduire ou évolutive.

73 % des Français restent frustrés avec les compliments

Une félicitation sans exemple laisse souvent un goût d’inachevé. Ainsi, 42 % avouent que ça fait plaisir, mais sans savoir quoi reproduire. Plus frappant encore, 31 % se méfient d’un compliment, soupçonnant une intention cachée et l’attente d’un retour en échange. Au total, 73 % réagissent donc par du flou ou de la défiance, loin d’un vrai levier de motivation.

63 % exigent du concret et 57 % veulent de l’impact

Pour qu’un compliment devienne un vrai feedback positif, les Français veulent d’abord du concret : 63 % réclament un exemple précis de ce qui a été complimenté. Juste derrière, 57 % veulent en savoir plus sur l’impact que leur action complimentée a généré. Enfin, 45 % ont une attente claire plus opérationnelle sur les suites de compliment et des évolutions à apporter.

«  Comme le disait La Fontaine : tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. De nombreuses personnes l’ont compris. C’est pourquoi je vous invite à faire l’effort d’un feedback positif plutôt que d’un compliment. Avec un compliment, vous flatterez - et provoquerez parfois de la suspicion. Pas un avec feedback positif. Avec un feedback, vous ferez grandir. » Raphaël Maisonnier, conférencier et auteur, TEDx speaker, CEO de Fasterclass

  • Méthodologie : enquête réalisée du 10 au 19 février 2026 auprès de 2 501 actifs occupés résidant en France (France métropolitaine et DROM, le cas échéant), âgés de 18 ans et plus. Sondage national administré en ligne (CAWI), à partir du panel BuzzPress France (27 700 panélistes). Les répondants ont été sélectionnés au sein du panel puis invités par email et notification, via un lien unique. Échantillonnage : l’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, sur les variables suivantes : sexe, âge, région, taille d’agglomération, catégorie socio-professionnelle, taille d’entreprise et secteur d’activité.
  • Redressement / pondération : les résultats ont été pondérés par calage sur marges sur la base de distributions de référence INSEE (sexe, âge, région, taille d’agglomération et CSP). Un rééquilibrage a été appliqué sur le statut professionnel / niveau de responsabilité (salarié non-manager / manager / dirigeant / autre) afin d’assurer la représentativité de la population visée. Les poids ont été bornés afin de limiter l’impact des valeurs extrêmes.
  • Contrôles qualité : exclusion des questionnaires incomplets, durées anormalement courtes, réponses incohérentes, détection de réponses répétitives et contrôle d’unicité.

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