Envolée des prix de l’énergie, vers une pénurie d’engrais : et si c’était plutôt une bonne nouvelle ?

Envolée des prix de l’énergie, vers une pénurie d’engrais : et si c’était plutôt une bonne nouvelle ? © stock.adobe.com

Jamais les engrais n’ont été aussi chers. Et si c’était une bonne nouvelle, le fait de se retrouver face à un mur pousse parfois à changer les comportements, les modes de cultures. A-t-on vraiment besoin d’autant d’engrais pour manger à notre faim ?

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Sans engrais, une famine mondiale ?

Sans engrais, les productions baissent et les risques de famine deviennent importants, nous promet-on. Etonnant d’être autant dépendants d’engrais, l’on comprend mieux pourquoi la pollution est partout et les sols sont totalement morts. Sans doute un changement de modes de cultures ? Un monde à repenser ? Ce serait l’occasion ? C’est toujours sous une contrainte forte que les changements de comportement se produisent.

Des engrais au plus cher de leur histoire

Jamais les engrais de synthèse dits NPK - fabriqués à partir d’azote, de phosphore ou de potasse - n’ont été aussi chers : les prix internationaux ont triplé entre début 2021 et mi-2022. En Europe, les engrais NPK s’inscrivent à un niveau "historique", car indexés sur les prix du gaz - qui constituent 90% des coûts de production des engrais azotés comme l’ammoniac et l’urée. Or, le gaz naturel poursuit sa flambée au fur et à mesure que la Russie en guerre contre l’Ukraine ferme le robinet d’approvisionnement de gaz vers le vieux continent qui soutient l’Ukraine. Pour maintenir leur rentabilité, plusieurs fabricants européens d’engrais cessent leur production d’ammoniac, obtenu en combinant l’azote de l’air et l’hydrogène provenant du gaz naturel. Ce qui n’était pas arrivé depuis la crise financière de 2008 indique Les Echos.

Manque de CO2 ! Pénurie de CO2 !

Alors que l’on nous taxe sur le CO2, l’industrie et l’agriculture manque de CO2. Un comble. Le CO2 est utilisé dans de nombreux processus industriels, et évidemment pour de nombreuses cultures. Pour que vous puissiez manger des tomates produites en Europe dès le mois de mai, du CO2 est injecté dans les cultures sous serre afin que les plants poussent plus rapidement. Un monde de fou. Et là encore, comme les prix de l’énergie ont explosé, les entreprises dont l’activité est de fabriqué du CO2 sont en difficulté.

Potasse, pas mieux

Les agriculteurs risquent aussi de manquer de potasse à cause des sanctions contre la Russie, l’un des principaux producteurs, et des sanctions pesant contre le Belarus, responsable d’un sixième de la production de la potasse mondiale.

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