Malgré le flou sur le Brexit, la City attire toujours à l’étranger, dit sa patronne

La City de Londres attire toujours les investisseurs et promoteurs internationaux malgré la frustration liée aux incertitudes sur le Brexit, en plein feuilleton au Parlement britannique, a déclaré jeudi à l’AFP la principale responsable politique du centre de la finance européenne.

jeudi 14 mars 2019, par

Malgré le flou sur le Brexit, la City attire toujours à l’étranger, dit sa patronne

"J’ai ressenti ici de la frustration ; les gens sont préoccupés par la situation autour du Brexit, les incertitudes qui perdurent", a déclaré à l’AFP Catherine McGuinness, qui dirige de fait la politique de la City, lors du Marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim) à Cannes.

A l’occasion de ce rendez-vous annuel mondial du secteur, Mme McGuinness a rencontré des investisseurs et des promoteurs internationaux, ainsi que des représentants d’autres métropoles, dont Paris, et de pays comme la Pologne.

A quelques jours de la date butoir pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le flou règne : les députés britanniques ont tour à tour rejeté cette semaine le projet proposé par la cheffe du gouvernement, Theresa May, puis l’éventualité d’une sortie sans accord. Ils doivent se prononcer jeudi sur un report, mais celui-ci suppose aussi l’acceptation des autres pays de l’Union européenne.

"La frustration et les incertitudes sont de nature à retarder les décisions d’investissement", a admis McGuinness, évoquant ses discussions cette semaine. "Mais la City suscite toujours de l’intérêt et nous nous y attendions car, même si des postes vont devoir partir, cela n’y concerne qu’une petitepartie des services financiers", a-t-elle assuré.

En début d’année, Mme McGuinness avait estimé entre 3.000 et 12.000 le nombre d’emplois devant quitter le Royaume-Uni d’ici la fin mars, précisant à l’AFP que ce nombre était inférieur aux prévisions annoncées juste après le référendum.

Reste que pour la responsable de la City, le soulagement n’est que relatif après le vote mercredi contre un Brexit sans accord : au-delà de la "relative unité" manifestée, selon elle, par les responsables politiques à cette occasion, c’est la perspective d’un "no deal accidentel" qui apparaît comme le principal risque à court terme.

"Peut-être que ce risque est en train de baisser, mais la possibilité est toujours là", a-t-elle conclu. "Il faut que nous fassions tous attention car cela pourrait faire beaucoup de dégâts."

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