 La Conférence internationale sur le sida qui avait commencé dimanche 18 juillet en Autriche s'est achevée vendredi 23.
Entre découvertes encourageantes et peur de manquer de financement, un bilan en mi-teinte pour ces 6 jours...
Après 6 jours de rencontres et de discussions, la 18eme Conférence internationale sur le sida s'est terminée à Vienne vendredi dernier. Le bilan semble mitigé, partagé entre belles découvertes et inquiétudes sur les financements à venir.
Traitement et prévention au cœur des débats La conférence a réuni plus de 20 000 participants. Elle a permis de faire le point sur les dernières recherches en matière de lutte contre le sida. La découverte d'un gel vaginal microbicide qui montre des résultats encourageants est un bel exemple des travaux en cours.
Les traitements et la prévention ont eux aussi été au centre des préoccupations. "L'intégration du traitement dans la prévention, c'est un des grands messages de la conférence : on ne peut plus parler de traitement tout seul, les deux ne sont plus séparables", explique Françoise Barré-Sinoussi, co-prix Nobel de médecine 2008 pour l'identification du VIH.
Des doutes En parallèle, les inquiétudes sur les financements grandissent. Austérité, voilà un terme qui fait peur au moment où il faudrait au contraire encore plus d'argent pour aller plus vite que le virus. "Plus le temps passe, plus il faudra mettre des patients sous des traitements qui coûteront de plus en plus cher", explique Michel Sidibé, directeur de l'Onusida. Il faut donc trouver des financements maintenant pour barrer la route au virus. Les scientifiques ont également exprimé le fait qu'il faut que les politiques tiennent leurs engagements en matière de financement. Un système de taxe innovant sur les changes par exemple pourrait être un moyen d'augmenter les fonds.
Message de clôture de Barack Obama Le président américain Barack Obama a confirmé, via un message pré enregistré et diffusé lors de la clôture, que l'aide américaine continuerait de progresser. "Nous allons doubler le nombre de bébés nés sans le virus, nous allons travailler à prévenir plus de 12 millions de nouvelles infections, nous allons fournir une aide directe à plus de 4 millions de personnes sous traitement, et aider plus de 12 millions de personnes, dont 5 millions d'enfants et d'orphelins, à obtenir les soins dont ils ont besoin", a expliqué le message présidentiel. Le président à rappeler que l'aide provenant du Fonds d'aide présidentiel Pepfar était en augmentation et que le montant prévu pour 2011 "était le plus important à ce jour".
Le prochain rendez-vous important pour ces financements se tiendra en octobre lors de la réunion du Fonds mondial de lutte contre le sida. Lors de cette réunion qui se déroulera à New York, on saura alors de quelle somme exactement le Fonds mondial bénéficiera pour les trois prochaines années. Michel Kazatchkine, le directeur du Fonds, espère 20 milliards de dollars (15,5 milliards d'euros) en provenance de donateurs privés et publics.
A.MICHO
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