Les prix de l'immobilier restent élevés, quoiqu'en disent certains professionnels, et il est toujours aussi difficile de se loger.
Le nombre des transactions immobilières dans le neuf et l'ancien a chuté de 20% en 2008 sur l'ensemble de la France, un mouvement qui devrait se poursuivre sur l'année 2009, notamment dans l'ancien, selon la note de conjoncture des notaires publiée récemment.
En 2008, le nombre de transactions tous marchés confondus, s'est élevé à 746 400 contre 929 300 en 2007 (Ile de France et province), avec une chute des volumes "extrêmement importante" observée au quatrième trimestre.
Dans l'ancien, la baisse est de 17% avec 669 000 ventes, et dans le neuf, cette baisse est de 37,6%, avec 79 400 transactions, indiquent les notaires. L'année 2008 a également été marquée par une baisse des prix sur l'ensemble du territoire, même si celle-ci est restée "minime", constate l'étude.
Pour les appartements, les prix ont ainsi reculé de 1,5% sur l'ensemble de la France (-3,5% pour la province, -0,8% sur l'Île-de-France), tandis que pour les maisons, le montant des transactions a reculé de 4% sur la France (-4,4% sur la province, -3,9% pour l'IDF).
Concernant les tendances pour 2009, les notaires estiment que le marché immobilier devrait se caractériser par "la continuation d'une contraction des volumes dans l'ancien, ladite contraction devant être de plus de 30% en moyenne au premier trimestre" par rapport à la même période de 2008. Pour le neuf, la contraction des volumes devrait se stabiliser dans de nombreuses régions grâce notamment au doublement du prêt à taux zéro, aux nouvelles mesures fiscales de la loi Scellier et au dispositif Pass Foncier, indique l'étude.
Concernant les prix, contrairement à 2008, "une baisse sensible" devrait s'opérer en 2009, même si celle-ci sera "extrêmement contrastée et non uniforme", est-il précisé.
Ainsi, à Paris et dans les grandes métropoles de province, les quartiers d'excellence et les biens "zero défaut", devraient voir leurs prix se maintenir voire augmenter légèrement. Mais en dehors de cette catégorie bien spécifique, le montant des transactions devrait baisser d'environ 10% dans les métropoles. Les maisons et les terrains à bâtir dans les périphéries de toutes les villes devraient subir une baisse des prix comprise entre 10 et 20%, selon les notaires. Quant au neuf, la baisse se manifestera de "manière modérée, car si le foncier et les matériaux deviennent moins chers, les nouvelles normes environnementales renchérissent le coût de la construction ", analysent les notaires.
Lire aussi Maisons en bois: engouement des Français, mais développement en demi teinte Lire aussi Bientotchezvous.com: l'agence immobiliere 100% web
M.Rigano
Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2010 Zurbains.com
|