
Le pétrolier Total renvoie des centaines de salariés en Grande-Bretagne, pour avoir fait une grève de soutien à des collègues licenciés.
Total mesure-t-il les retombées et l'impact d'une telle brutalité sociale ?
Près de 900 employés de la raffinerie britannique de Lindsey, propriété du groupe pétrolier français Total, ont été licenciés, une semaine après avoir entamé une grève sauvage !
Environ 1 200 employés de la raffinerie de Lindsey, dans l'est de l'Angleterre, avaient entamé une grève le 11 juin pour soutenir 51 de leurs collègues licenciés. Ils estimaient qu'un accord de non suppression d'emplois avait été violé par la direction, selon des médias, une version des faits non reconnue par Total. "Total peut confirmer, avec regret, que le processus visant à mettre fin aux contrats des personnes concernées sur le site HDS-3 a maintenant commencé", a précisé le 19 juin au matin le groupe pétrolier français dans un communiqué, tout en soulignant que les salariés concernés pourraient postuler à nouveau à leurs postes jusqu'au 22 juin.
Total a soutenu que la grève était "non officielle et illégale". Le syndicat Unite de son côté s'est déclaré "extrêmement inquiet" devant la décision de Total et devant "les ramifications de cette décision", appelant "toutes les parties à revenir à la table des négociations pour résoudre le problème".
Les salariés de la raffinerie de Lindsey avaient mené une grève au début de l'année 2009 contre la décision de la direction d'accorder un contrat à une entreprise italienne employant de la main-d'oeuvre non britannique. Ils avaient accepté de reprendre le travail après s'être vus garantir la moitié des emplois concernés par ce contrat... No coment.
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M.Rigano
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