La présidente du Medef revient sur les retraites !

Laurence Parisot veut renouer le dialogue social...

La réforme de retraite à peine votée et promulguée, et la mobilisation sociale en recul, la présidente du Medef, que l’on croyait disparue, ressurgit dans

lundi 15 novembre 2010, par
Mots-clés ( Medef|textebrut) , , , , , ,

La réforme de retraite à peine votée et promulguée, et la mobilisation sociale en recul, la présidente du Medef, que l’on croyait disparue, ressurgit dans l’actualité.

En plein remaniement ministériel, Laurence Parisot donne rendez-vous aux syndicats pour un agenda social, que personne ne réclame. Tout sauf un hasard...

Que reste-t-il à détruire ? Après avoir obtenu une réforme des retraites qui correspondait à ses voeux, la présidente du Medef, Laurence Parisot, annonce publiquement son intention de renouer le dialogue social. En insistant sur la nécessité de poursuivre la réduction des déficits publics, la patronne des patrons fixe elle-même les limites étroites du dialogue social qu’elle prétend vouloir renouer avec les organisations syndicales. La priorité pour un syndicat, y compris d’employeurs, n’est-elle pas l’emploi ?

Après un silence prolongé pendant que toute la France était en ébullition sur le dossier des retraites, le Medef réapparaît juste au moment du remaniement ministériel, comme pour rappeler sa présence, et surtout ses exigences, dès fois que quelques nouveaux ministres ne les aient plus en mémoire. Outre le moment médiatique de sa réapparition, judicieusement choisi, Laurence Parisot évoque opportunément ses souhaits, en citant le marché de l’emploi et la modernisation des institutions représentatives du personnel.

Quand on se souvient que cette charmante dame a souvent publiquement déclaré que le Code du travail était une entrave à la liberté, on ne peut être qu’inquiet. Quant aux institutions représentatives du personnel, on doute fort que la présidente du Medef ait l’intention de les renforcer. Ne serait-ce qu’en se référant à la récente loi de 2008 sur la représentativité syndicale, inspirée par le Medef, qui a abouti à centraliser le syndicalisme sur les seules CGT et CFDT. Loi qui a donc remis en cause le pluralisme syndical sans s’occuper du syndicalisme des employeurs, dont le Medef n’est absolument pas représentatif. Un beau tour de passe-passe.

En évoquant, en fin d’intervention, le risque que les questions sociales deviennent dramatiques, la présidente du Medef montre cependant que son organisation n’est pas totalement aveugle à la précarisation de notre société. Dommage qu’elle n’en tire pas les leçons politiques.

Partagez cet article
La tribu a la parole : A vous de commenter !

Vos commentaires, questions, réponses, réactions