La misogynie est un phénomène qui sévit aussi dans les milieux syndicaux : vit-elle ses derniers jours chez la vieille CGT ?
Le prochain secrétaire-général de la CGT pourrait être une femme. Un évènement hautement symbolique d’une féminisation des effectifs syndicaux.
Le pouvoir ne se partage pas... Que ce soit en politique ou dans l’entreprise, les femmes savent combien il leur est difficile d’accéder à la plus haute marche hiérarchique, dans une société qui reste très machiste. Petit à petit les choses évoluent en faveur d’une parité mieux respectée, mais si les échelons supérieurs commencent à mieux se remplir de femmes, le dernier stade reste trop souvent réservé à un homme.
On observera comment les partis politiques, entre autres, jouent perversement l’égalité hommes/femmes pour l’établissement de leurs listes de candidats, la tête de liste est le plus souvent un homme et parmi les éligibles, la gent masculine est la plus souvent avantagée.
On s’habitue enfin à voir une femme députée, sénatrice ou maire... et Christine Lagarde est une directrice du FMI dont la compétence s’est imposée sans heurts à tous. En revanche, le monde syndical reste bien en retard et, en dehors de Nicole Notat, ex-secrétaire générale de la CFDT, les leaders syndicaux sont traditionnellement masculins.
C’est peut-être du côté de la CGT, à l’occasion du départ de son secrétaire général actuel, Bernard Thibault, que va venir une petite révolution puisqu’il semble que son successeur soit une femme.
Ce machisme syndical n’est pas l’apanage de notre pays puisqu’une étude européenne a recensé seulement 16 femmes à la tête des 59 organisations nationales répertoriées.
Signe d’une évolution irréversible, la féminisation des effectifs syndicaux. De 2008 à 2012, la proportion d’adhérentes à un syndicat est passée de 44,1 % à 46,4 % avec un phénomène plus marqué en Europe du nord et en Belgique. Côté syndicat patronal, ce n’est guère plus brillant avec toutefois une exception de taille. Le Medef a pour présidente Laurence Parisot qui en est à son second mandat.
Nicole Notat et Laurence Parisot, dans des styles différents, montrent que la compétence et l’autorité n’ont pas de sexe préféré.







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