Voitures autonomes : nous sommes encore très loin du compte !

Il y a 30 ans on nous promettait des voitures volantes, aujourd’hui on nous promet des voitures autonomes, mais nous en sommes encore bien loin du compte ! Dans 30 ans peut-être, et encore, pas partout !

Les voitures autonomes, ce n’est pas encore pour demain ! Les soucis sont nombreux, et il faut impérativement un parcours adapté, tout comme une météo clémente pour que tout se passe bien.

lundi 29 août 2016, par
(voiture autonome|textebrut)

Conducteurs aimant la conduite, dormez tranquille, les voitures autonomes ne devraient pas être réellement opérationnelles partout avant encore au moins une bonne dizaine d’années !

Les voitures autonomes resteront du domaine du gadget pour encore de nombreuses années ! Business Insider révèle des soucis majeurs pour le déploiement des voitures autonomes sur l’ensemble du territoire.

Voitures autonomes : nous sommes encore très loin du compte ! Oui, rouler en voiture autonome en Californie, sous le soleil, les routes aux lignes bien tracées, les larges voies, c’est déjà possible.

Même si un accident mortel est déjà à déplorer (souci de reconnaissance d’un camion blanc sur un horizon visuel blanc), les voitures autonomes sur les routes de bonne qualité en Californie, ça pourra le faire. Par contre, les voitures autonomes sur nos routes de campagne, vous pouvez oublier.

Des soucis de GPS, ponts et sous-terrains sont des points délicats

Les voitures autonomes se basent sur le GPS et les cartes pour repérer leurs positions. Or, comme tout GPS, lorsque vous êtes sur un pont ou dans un sous-terrain pour lesquels des autres routes sont croisées, un même point GPS peut indiquer une position sur deux routes différentes. Donc, la voiture ne peut pas être certaine de la route sur laquelle elle est. C’est gênant. Le GPS ne permettant pas le 3D.

Des horizons blancs, la neige, le verglas, la pluie...

Les voitures autonomes en cas de mauvaise météo, il faudra mieux éviter. Ford, précise Business Insider, a réussi à contourner ce problème lors d’un essai sous la neige sur une petite distance. Le constructeur américain a dû créer pour cela des cartes 3D de très haute résolution représentant pas seulement ce qu’il y a sur et autour de la route, mais aussi sous la route. De sorte que, lorsque les caméras de la voiture n’arrivent pas à détecter l’environnement à cause du temps, celle-ci peut se référer à ce qu’il y a dessus. Une technologie que tous les constructeurs ne partagent pas encore.

Sans marquage au sol, la voiture autonome ne vaut rien !

Essayez donc de lancer une voiture autonome sur une de nos routes de campagne, sans marquage au sol, recouvert parfois de terre laissée par un tracteur du paysan du coin. Vous verrez que la voiture autonome risque bien d’y perdre son latin. Impossible pour elle de dépasser le moindre véhicule sur une telle route, car le manque de repère des 2 voies de circulation est un élément critique.

Grandes villes avec des immeubles hauts, le GPS est imprécis !

Les voitures intelligentes ne savent pas lire les panneaux indicateurs de direction. Donc c’est mal parti pour la circulation dans les grandes villes. Elles ne suivent que leur carte GPS. Or, avec des immeubles de grandes tailles, dans les avenues, le signal GPS peut être de piètre qualité. La voiture autonome sera rapidement hésitante sur la direction à prendre. Dommage...

Des voitures intelligentes ? Vous voulez rire !

Les voitures autonomes n’ont rien d’intelligent. Ce sont des programmes qui permettent de prendre des décisions face à des situations prévues par programmation. Rien d’intelligent. Le meilleur exemple en est la gestion de la relation avec les autres conducteurs. Souvent, un signe à un autre conducteur permet de débloquer une situation, sur un passage rétréci par exemple. Une voiture autonome ne sait pas pour l’instant gérer les situations de négociations de trafic : un signe de la main du conducteur vous faisant face, et hop, vous pouvez passer. Rien de tout cela, la voiture autonome est une machine pour rouler avec un protocole de conduite qui ne laisse rien à l’imprévu de ce type. Nous sommes donc bien bien loin des voitures intelligentes, elles ne savent même pas lire les panneaux, pas interagir avec les autres conducteurs, et encore moins apprendre de leur expérience. Bref, une machine sans doute bien faite, mais bien stupide.

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