Avions : des Boeing et AirBus piratés informatiquement en vol, c’est possible selon Chris Roberts

Des révélations qui font froid dans le dos...

Un expert en sécurité informatique affirme avoir piraté en vol les commandes de plusieurs appareils, alors qu’il était passager. Il suffirait de se connecter au réseau informatique de divertissement, pour pouvoir hacker le système de pilotage. Surprenant, mais pas impossible.

lundi 18 mai 2015, par
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( Avions|textebrut)

Pirater informatiquement des avions en vol, possible ?

Avions : des Boeing et AirBus piratés informatiquement en vol, c'est possible selon Chris Roberts C’est le quotidien Le Parisien qui révèle ces informations en français ce jour. Un expert en sécurité informatique américain a accédé aux commandes d’au moins une quinzaine d’avions en vol, alors qu’il en était le passager, selon une déclaration qu’il a faite au FBI.

Le 15 avril dernier, Chris Roberts est arrêté à sa descente d’un Boeing 737-800 par des agents du FBI. Sa faute ? Une mauvaise blague faite à bord de l’avion United Airlines qui reliait Chicago à Syracuse (Etat de New York), raconte Wired. Alors que les médias américains évoquent un rapport gouvernemental sur les failles de sécurité d’avions Airbus et Boeing, Chris Roberts prend part au débat en proposant sur Twitter de jouer avec les commandes de bord. Pour envoyer son message, il utilise le réseau Wi-Fi disponible à bord de l’avion, celui-là même qui rendrait les avions vulnérables aux cyberattaques.

A l’aéroport de Syracuse, le chercheur en sécurité passe quatre heures entre les mains des agents fédéraux. A la sortie de l’interrogatoire, il se voit confisquer son matériel informatique et électronique, dont deux ordinateurs. Quand il tente de prendre un autre avion United Airlines quelques jours plus tard, la compagnie refuse de le faire embarquer. Depuis, Chris Roberts s’est adjoint les services d’un avocat de l’Electronic Frontier Foundation, une organisation de défense des droits des internautes.

Le WiFi dans les avions en cause

Selon sa déclaration au FBI, publiée vendredi par la chaîne canadienne APTN, l’expert en sécurité aurait rencontré un agent fédéral à deux reprises entre février et mars. Il aurait alors déclaré avoir identifié des « vulnérabilités » sur les Boeing 737-800, 737-900, 757-200 et Airbus A-320.

Toujours d’après ce document, il aurait, entre 2011 et 2014, « compromis environ 15 à 20 fois les systèmes de divertissement en vol », autrement dit ceux qui gèrent les commandes à disposition des passagers, comme les écrans. Ces intrusions, grâce à des prises placées sous le siège, lui auraient permis d’accéder aux commandes des cockpits, mais aussi d’avoir brièvement fait monter et descendre les appareils.

Or, Chris Roberts réfute ce dernier point, et affirme auprès de Wired n’avoir fait qu’explorer les réseaux des appareils. Dans le document du FBI, il explique avoir informé le renseignement américain des failles afin qu’elles soient réparées. Lors de ses rencontres avec l’agent du FBI, l’expert se serait cependant vu signifier qu’accéder aux réseaux d’un avion est une violation de la loi américaine. Il aurait alors promis de ne plus tenter ce genre d’expériences.

Pourtant, selon le FBI, il aurait bien effectué quelques branchements douteux le 15 avril, jour de sa provocation sur Twitter, sur un vol Denver-Chicago. Une information également démentie par l’expert. Lundi, il ne faisait l’objet d’aucune inculpation.

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