Solitude : 11% des Français sont seuls, une hausse de 20% en seulement 2 ans !

Un phénomène qui prend de l’ampleur...

La Fondation de France dévoile les résultats de son enquête 2012. Le constat est accablant. Le taux de personnes isolées dans les grandes villes est passé de 8% à 14% en seulement deux années.

lundi 25 juin 2012, par
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Solitude : C’est quoi être seul ?

Etre seul, c’est avoir personne à qui parler pleinement, se confier, au delà des simples "boujour/bonsoir". Ceux qui n’ont ni famille, ni amis, ni relations de voisinage, ni même professionnelles sont seuls et font face à la solitude.

Et pourtant, la solitude ne se résume pas au simple fait de n’avoir personne à qui parler. Le pire, précise La Fondation de France, c’est "le sentiment de ne plus compter pour personne". Résumé par deux chiffres poignants de l’enquête : 13% des Français se sentent exclus ou abandonnés. 9% inutiles !

Une solitude qui vient de plus en plus tôt

A seulement 30 ans, la solitude fait son apparition. En deux ans, le taux de trentenaires objectivement seuls est passé et 3 à 9% !

L’âge moyen des personnes isolées passe de 59 ans à 54 ans.

En 2012, le travail n’est plus un gage d’insertion sociale. 27% des Français en emploi (contre 20% en 2010) disent ne pas être en mesure de construire des relations autres que strictement professionnelles avec leurs collègues. Les travailleurs pauvres et les travailleurs indépendants sont les plus exposés au risque d’isolement. 13% des Français éprouvent en 2012 un sentiment d’abandon, d’exclusion ou d’inutilité. Les raisons d’isolement citées renvoient à une rupture familiale (31%), amicale (13%), professionnelle (10%) à un problème de santé ou de logement. La solitude n’est pas un état mais le résultat d’un processus, d’un enchainement d’événements qui peut être enrayé.

Solitude, s’écrit aussi au pluriel !

L’isolement n’épargne aucune tranche d’âge. Le rapport évoque non pas la solitude, mais les solitudes. "Les solitudes" touchent 4,8 millions de personnes, soit 11% de la population (contre 9% en 2010), qui n’ont ni famille, ni amis, ni relations de voisinage, ni même professionnelles.

Enquête 2012 sur la solitude : La Fondation de France.

Réseaux sociaux : Pas une alternative à la solitude !

L’on pourrait penser que la multiplication des réseaux sociaux favorise la création de contacts, de relations sociales. Comment être seul sur un réseau social comptant 800 millions de membres ? La vraie vie reste cependant bien différente des relations numériques proposées par ces réseaux sociaux.

Bien que ne possédant encore que peu d’études sur le sujet, les premiers éléments fournis par les universités américaines tentent à montrer que les réseaux sociaux ne favorisent pas les relations humaines, mais incite plutôt les utilisateurs à la méfiance et au manque de confiance dans les relations humaines réelles.

La multiplication des outils de communication mis à notre disposition ne favoriserait donc pas la création de liens sociaux sincères. Les liens créés restent virtuels et ne débouchent que dans moins de 3% des cas dans une réelle relation sociale. Le temps investi sur les réseaux vituels venant au détriment du temps d’ouverture aux autres, dans la vie réelle, les addictes des réseaux sociaux s’enfermeraient peu à peu dans leur toile de relations numériques.

Vidéo : La solitude, près d'un Français sur cinq vit avec elle !

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