Au coeur même de la culture de la tauromachie, des milliers de manifestants espagnols protestent contre une tradition sanguinaire devenue anachronique.
Pourquoi tuer et faire souffrir des animaux ? Les courses landaises montrent que l’on peut garder un lien ludique et traditionnel avec nos amis bovins, sans que cela dégénère...
Plusieurs milliers d’opposants à la corrida ont défilé le 28 mars à Madrid aux cris de la torture n’est pas la culture, signe d’une mobilisation croissante contre la tauromachie dans la capitale espagnole.
Cette manifestation visait à protester contre l’intention affichée par la région de Madrid d’inscrire la tauromachie à son patrimoine culturel, en réaction à des menaces d’interdiction des corridas en Catalogne, dans le nord-est de l’Espagne. Elle a été qualifiée d’historique par ses organisateurs et de plus importante jamais organisée à Madrid, bastion de la Fiesta taurine, où débutera le 6 mai la grande Feria annuelle de la San Isidro, aux arènes de Las Ventas.
Après des siècles d’obscurantisme, dus en partie à un dogme religieux qui considérait que ce qui n’avait pas d’âme était assimilé à un objet, on sait désormais qu’un animal est intelligent, ressent des émotions et souffre. Le décorum, si beau soit-il, ne peut cacher que le spectacle de la corrida repose sur la cruauté infligée à un animal. Les courses landaises montrent depuis des lustres que le jeu, et le risque ne débouchent pas forcément sur la souffrance et la mort d’un être vivant !
Les manifestants du 28 mars dans le centre de Madrid, parmi lesquels de nombreux jeunes, ont également protesté contre l’appui apporté à la tauromachie par le roi Juan Carlos, grand amateur de corridas. On ne sait pas si les manifestants ont écouté la superbe corrida de Francis Cabrel... mais vous, écoutez-la. On en reparle après...
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