Un sondage réalisé à la demande de la FNAIM (Fédération Nationale des Agents Immobiliers) témoigne des difficultés réelles et apparentes du marché immobilier.
Quand le bâtiment va, tout va... Justement, le bâtiment ne va pas bien du tout !
Selon un sondage réalisé le 1er et le 2 octobre dernier par l’Ifop pour le compte de la Fnaim, 54% des interviewés jugent les taux d’intérêt actuels non attractifs alors que ces derniers sont revenus au niveau de 2004.
Les mêmes sont aussi 20% à penser que les prix immobiliers à la vente au cours des six derniers mois ont plutôt augmenté, sachant que le syndicat d’agents immobiliers chiffre à 7,8% la baisse des prix sur douze mois à fin septembre 2009, par rapport aux douze mois précédents. Toutefois, 47% des sondés ont conscience de cette baisse des prix.
L’étude révèle que les Français jettent un regard morose sur le marché immobilier. 61% des sondés estiment que la situation économique n’est pas propice à l’achat d’un bien. Et 90% la jugent peu ou pas du tout favorable à la vente - ce qui témoigne qu’ils perçoivent une situation de blocage du marché. 34% déclarent d’ailleurs rencontrer des difficultés à revendre leur bien.
Autre enseignement, la plupart des personnes interrogées ont le sentiment qu’il est difficile d’obtenir un crédit immobilier (80% de l’échantillon dont 34% estiment que ce n’est pas du tout facile). Le président de la chambre Fnaim Provence-Alpes-Côte d’Azur relève : Les budgets des jeunes ménages sont souvent grevés d’une multitude de petits crédits à la consommation, ce qui amoindrit d’autant leur capacité à emprunter.
Au-delà, c’est la confiance qui fait défaut. L’indicateur de confiance des ménages, mesuré par l’Insee, est tombé très bas. Les trois quarts des personnes sondées par l’Ifop s’estiment touchées par la crise dont 29% de manière forte ; 18% seulement déclarent d’ailleurs avoir l’intention d’acheter un bien immobilier, sachant que l’échantillon compte 66% de propriétaires, 30% de locataires et 4% des personnes logées à titre gratuit.
Face au retournement du marché dont la Fnaim estime le recul à 18,7% sur un an, le syndicat d’agents immobiliers plaide à nouveau en faveur du remplacement du système de la déduction fiscale des intérêts d’emprunts immobiliers au profit du doublement du prêt à taux zéro (PTZ) dans l’immobilier ancien, à l’image de ce qui a été décidé dans le neuf. Mais Bercy pour l’heure s’y refuse. Le PTZ dans l’ancien a de fait, selon certains observateurs, favorisé la hausse des prix, même s’il a eu la vertu de faciliter l’accession à la propriété.
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