La retraite des sénateurs spoliés par Madoff !

Les Caisses de retraite du Sénat : une perte de 300 000 euros.

Les sages du palais du Luxembourg ont spéculé imprudemment : leur fonds de retraite y a laissé 300 000 euros sur du Madoff !N’est pas spéculateur qui veut.

lundi 28 septembre 2009, par
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Les sages du palais du Luxembourg ont spéculé imprudemment : leur fonds de retraite y a laissé 300 000 euros sur du Madoff !

N’est pas spéculateur qui veut. Rien ne vaut un bon placement de père de famille pour assurer ses vieux jours...

Les caisses de retraite du Sénat ont perdu 300 000 euros dans l’affaire Madoff, par le biais d’un fonds d’investissement dont une partie était indirectement placée chez le financier américain, a indiqué une source proche de la présidence du Sénat.

Le fonds baptisé Phenix Alternative Holdings avait été lancé par l’assureur AGF, aujourd’hui passé sous la marque de sa maison mère, l’assureur allemand Allianz. Selon la même source, environ 3% seulement des sommes apportées au fonds, avaient été investies dans un autre fonds baptisé Luxalpha, établi au Luxembourg, et lui-même investi directement chez Bernard Madoff.

La révélation de l’affaire Madoff a réduit à néant la valeur du fonds Luxalpha, et entraîné mécaniquement une baisse des actifs du fonds Phenix, dont l’impact a été d’environ 300 000 euros pour les caisses de retraite du Sénat.

Le Sénat possède un système de retraite spécifique avec 2 caisses alimentées par les cotisations des élus et du personnel, d’un montant total de 1,16 milliard d’euros en novembre 2008. Les pensions sont payées par les cotisations des actifs complétées par les produits des placements. Le Sénat dispose d’une 2e réserve de 219 millions d’euros (fin 2007) sous forme de valeurs mobilières et immobilisations financières.

Selon les comptes du Sénat pour 2008, la crise financière a entraîné des dépréciations d’actifs, c’est-à-dire une baisse de valeur des placements financiers des caisses, de 189 millions d’euros.

Nous avons quasiment rattrapé les pertes et retrouvé le niveau de valeur de nos placements d’avant la crise, a nuancé Philippe Richert (UMP), questeur du Sénat. Sur les 15 dernières années, les placements ont un rendement d’environ 7% par an compte tenu de la perte de près de 200 millions d’euros de 2008, a-t-il ajouté.

La prudence serait-elle plus rémunératrice ?

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