Jean Ferrat, la mort d’un militant !

Poète et chanteur à la fois...

La chanson et la poésie sont aussi des armes, Jean Ferrat leur a donné une noblesse rarement égalée, en s’en servant pour défendre les libertés... toutes les

jeudi 18 mars 2010, par
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La chanson et la poésie sont aussi des armes, Jean Ferrat leur a donné une noblesse rarement égalée, en s’en servant pour défendre les libertés... toutes les libertés !

Un chanteur, ou un artiste, peut-il être engagé ? La question n’a plus beaucoup de sens quand on écoute Ma France, celle des Lumières et de Hugo...

Aragon et Ferrat, rencontre sublime de la poésie des mots et des notes qui rend intemporelle la chanson française, quand elle atteint une telle qualité. Combien de générations ont chanté et chanteront la montagne ou aimer à en perdre la raison ? Mais au-delà de la perte d’un artiste qui avait sa place au banquet des dieux païens qu’étaient Brassens, Brel et Ferré, Jean Ferrat était le symbole d’un artiste engagé : un vrai militant de la liberté.

Combien de meetings et combien de défilés populaires se sont déroulés pendant des années en écoutant, dans des sonos pas terribles, ses textes rebelles. Compagnon de route déclaré du Parti communiste français, il n’hésitera pas à prendre ses distances avec le stalinisme et ses atrocités à travers le bilan ou dans la jungle ou dans le zoo, lui qui avait chanté la révolution russe avec Potemkine.

Qui a chanté mieux que lui la commune, et comment ne pas se sentir ému en écoutant camarade ? Les petites gens de ma môme sortent de l’anonymat sous le verbe chaleureux de l’artiste. La femme éternelle se libère au son de la lyre du poète, et devient l’avenir de l’homme. Il y a une littérature populaire, il y a aussi une chanson populaire que l’on n’ose pas appeler chanson de variétés, ou alors il faudrait écrire qu’Aragon était un poète de variétés...

Mais ne fallait-il pas le courage et le talent d’un Jean Ferrat pour oser chanter, envers et contre tous, la chanson des déportés nuit et brouillard, et résister à des années de censure.

Les hommes libres viennent d’enterrer un des leurs.

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