Plusieurs semaines de discussions ont permis de trouver un acheteur à maison de couture Jean-Paul Gaultier. C’est finalement un groupe espagnol Puig qui en prend possession.
Après 12 ans de collaboration, les maisons Hermès et Jean-Paul Gaultier se séparent.
La maison de couture française vient de trouver preneur auprès du groupe espagnol Puig. Si les discussions avec des groupes asiatiques très connus n’ont pas fonctionné, ce rachat devrait toutefois permettre à Jean-Paul Gaultier de conquérir l’Asie.
Ventes des parts d’Hermès Jusque-là Jean-Paul Gaultier lui-même possédait 55% des parts de la marque et Hermès 45%. La vente des parts d’Hermès se chiffre aujourd’hui à 30 millions d’euros. Le couturier, devenu PDF en juillet, vient également de céder au groupe espagnol une partie de ces parts, 10%, pour un montant non connu. Jean-Paul Gaultier a créé la marque il y a une trentaine d’années. Il va conserver la direction artistique de la marque éponyme et reste malgré cette vente un actionnaire de référence et le garant de l’image.
Synergie entre les deux marques Ce rachat rapproche deux acteurs du prêt-à-porter et des fragrances. Jean-Paul Gaultier commercialise à la fois des parfums à succès, des collections de haute couture, des accessoires et du prêt-à-porter. Très connue pour ses parfums, notamment Le Mâle et Classique pour femme, en forme de buste corseté, la griffe du couturier a également réhabilité la marnière et le kilt.
Depuis son premier défilé en 1976, le créateur n’a cessé de poser son empreinte dans le monde la mode. Le groupe Puig de son côté possède déjà les marques Nina Ricci, Carolina Herrera, Valentino et Paco Rabanne. Il est également un acteur majeur de la parfumerie ou il se placerait en 7e position au niveau mondial. Le groupe possède notamment des licences de parfums comme Prada, Valentino, Comme des Garçons ou encore Zara et Mango. S’appuyant sur le développement des parfums, le groupe espagnol ne compte pas pour autant oublier les talents de créateur de Jean-Paul Gaultier. Nous allons soutenir et appuyer la haute couture de Jean-Paul Gaultier, indique la marque espagnole.
Vers un développement en Asie Les ventes du groupe Gaultier ont baissé en 2009 de 19% à 23 millions d’euros avant de remonter à 26 millions en 2010. Puig mise quant à lui sur un chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros pour 2011, après avoir réalisé 1,2 milliard l’année dernière. Pour l’instant, les licences des parfums Jean-Paul Gaultier sont détenues par Beauté Prestige International (BPI), une filiale de l’Asiatique Shiseido. En 2016, le groupe Puig devrait certainement faire en sorte de les récupérer histoire de poursuivre sur sa lancée.
Fort de ce rachat, Jean-Paul Gaultier devrait pouvoir poursuivre son développement à l’international, notamment en Asie, espace en demande de luxe. En passant dans le giron du groupe espagnol, la marque française se tourne résolument vers l’avenir et les nouveaux marchés porteurs.







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