La bêtise, la sottise, la connerie

Sur l’échelle de la connerie, vous en êtes où ?

Imaginé et écrit de 2009 à 2016, ce livre permet sérieusement de déterminer le pourcentage de bêtise que chacun porte en lui.

jeudi 2 février 2017, par
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(connerie|textebrut)

À y réfléchir, dans la vie, on a tendance à mal utiliser cette appellation et ce qu’elle recouvre. Surtout la dernière, qui est la version clinquante claquante des deux premières : LA CONNERIE. Quand on se la prend, c’est définitif ! C’est un peu comme ce péremptoire « Et pis c’est tout ! » que lançait en fin de démonstration, ou de non démonstration, la marionnette des Guignols de Philippe Lucas, l’ex-entraîneur de Laure Manaudou.

C’est un mot de confort pour soi-même ! Qui fait porter toute la culpabilité sur l’Autre et qui nous exonère.

À y réfléchir, cela ne fonctionne pas exactement ainsi.

« Ne pas aimer les cons n’annule pas la probabilité d’en être un ! » est-il inscrit en couverture d’un ouvrage, chroniqué en fin d’article.

À y réfléchir, ce slogan est préservant pour qui le lit. Con moi !?! Non !... Pas obligatoirement.

Or... À y réfléchir : Si ! Obligatoirement.

RENDEZ-VOUS COMPTE :

Il y a 14 milliards d’années : formation de l’univers, le Big Bang / 4,6 milliards : formation de la Terre / 4 milliards : apparition des cellules procaryotes / 3 milliards : de la photosynthèse / 2 milliards : des cellules eucaryotes / 1 milliard : apparition d’une vie multicellulaire / 600 millions : des animaux simples / 570 millions : des arthropodes / 550 millions : des animaux complexes / 500 millions : des poissons et des proto-amphibiens / 475 millions : des plantes terrestres / 400 millions : des insectes et des graines / 360 millions : des amphibiens / 300 millions : des reptiles / 200 millions : des mammifères / 150 millions : des oiseaux / 100 millions : des fleurs / 65 millions : disparition des dinosaures non-aviaires / 7 millions : apparition de la lignée humaine (Sahelanthropus tchadensis) / 4 millions : apparition des australopithèques (Australopithecus anamensis) / 2,4 millions : apparition du genre homo (Homo Rudolfensis) / 250 000 ans : apparition de l’homme de Neandertal / 200 000 ans : apparition de l’homo sapiens sapiens / Aujourd’hui : existence de moi, vous, nous, les autres.

APRÈS ÇA, DONC..., pas la peine de se prendre pour les maîtres de l’Univers ! Nous n’en sommes que de petits produits. Bien faits, certes ! Mais avec des failles. Nous avons évolué. Nous nous sommes formés. Nous nous sommes éduqués... Ce qui a permis à Pierre de devenir boulanger, Paul contremaître, Jacques avocat, à François de faire Président...

Avec des règles, liées à notre époque, à respecter ; bien sûr !

Ainsi, sur le principe, notre raison et notre socialisation commandent-elles à tous de bien nous comporter. Mais nos instincts primaires, pas forcément ! Quand nous savons qui nous étions il y a peu, c’est-à-dire : pas des intellos ! On comprend mieux. C’est nouveau ça. Et c’est ce qui est trompeur. Notamment lorsqu’on est amené à poser son esprit sur une personne pour se faire un jugement.

Prenez, cet homme paraissant bien, du vocabulaire, belle situation, qui en impose. Dieu-adjoint en personne ! Maintenant, déshabillez-le. Placez-le, de nuit, dans une forêt lointaine hostile. Il aura les mêmes comportements que ses ancêtres primates. Il grimpera dans un arbre ou se cachera dans un lieu sécurisé pour se protéger. Il restera en éveil ou se mettra en demi-sommeil. Il aura froid et cherchera à se réchauffer. Il accueillera le jour avec soulagement. Se réchauffera au soleil. Se mettra en quête d’aller boire et manger. Et sera prêt aux pires comportements pour subsister et ne pas mourir.

Sous l’habit et la socialisation, les instincts commandent. Et si ces instincts confèrent du bien-être à qui est inattentif, impulsif, inconséquent, résolu..., il peut être facilement amené à les légitimer et à les appliquer en marge de ce qui est raisonnable. À y réfléchir : ce travers, si l’on n’y prend garde, peut conduire parfois à des comportements sots, bêtes, et même pire.

Une solution alors !? Oui ! Avoir un regard clinique sur soi, comme un corps qu’on passe au scanner, peut permettre le changement d’attitude s’il en est besoin.

Je propose de scanner vos comportements, en regard de ces préceptes suivants...

li Pour être un honnête homme, il faut neuf choses. Quand tu regardes, veille à voir clair. Quand tu écoutes, veille à entendre distinctement. Dans ta contenance, veille à être amène. Dans ton attitude, veille à être respectueux. Quand tu parles, veille à ce que tes paroles soient loyales. Dans ta tâche, veille à être sérieux. Dans ton doute, veille à t’informer. Quand tu te fâches, veille aux conséquences. Quand tu obtiens un avantage, veille à ce que ce ne soit pas au détriment de la justice.

Peut-être certains auront-ils reconnus ici les énoncés de Confucius.

En réaction, une personne anonyme a écrit simplement : « Puisse ces mots faire comprendre aux individus qu’un être humain ne peut pas être authentique et vraiment respectable sans ces neuf principes ! Mais si déjà ils peuvent faire prendre conscience de ce qu’il faut faire pour s’améliorer, c’est déjà beaucoup ! »

La prise de conscience. Très important. Si simple et si dure à faire.

Pour compléter et aider à se réformer, à changer ses habitudes, ce livre chroniqué sur le blog de Paul Éric Allegraud devrait se montrer très utile.

Il a pour titre : ‘LE DEGRÉ DE CONNERIE’.

« La connerie ordinaire se dilue dans le quotidien, et il est parfois bien difficile de l’apercevoir. Les auteurs décortiquent pour nous ces petits travers qui dénotent un manque de recul sur les agissements et les pensées de tout un chacun. Chacun de ces textes est une piste de réflexion sur nos comportements et ceux des autres dans diverses situations de la vie en société. Pour moi, plus qu’une méthode de calcul, cet ouvrage est avant tout une analyse fine des tendances de tout individu, selon son âge, sa culture et son éducation, à calquer son mode de fonctionnement sur le plus grand nombre ou à réfléchir à ses actes. Et rien que pour cela, il mérite d’être lu. »

Enfin, lectrices lecteurs de cet article, je vous propose de le terminer par cet extrait sur la connerie issu d’un spectacle donné par Saidou Abatacha, Proverbes africains !

« Quand Dieu a créé, il a d’abord créé les sages, les humains et les cons. Il a pris les sages qu’il a mélangés parmi les sages. Les sages parmi les humains. Et les sages parmi les cons. Il a ensuite pris les humains qu’il a mélangés parmi les sages. Les humains parmi les humains. Et les humains parmi les cons. Il a enfin pris les cons qu’il a mélangés parmi les sages. Les cons parmi les humains. Et les cons parmi les cons. Et c’est quand les cons se retrouvent parmi les cons et qu’il leur revient de prendre la décision de décider, que c’est la catastrophe. À l’époque, quand il y avait 2 ou 3 cons dans un village, on les extirpait du village pour les confier à un sage afin de s’occuper de leur rééducation. C’est après qu’on les remettait dans la société. Mais aujourd’hui, certaines villes et certains villages se verraient vider de toutes substances humaines sans qu’on ait réussi à virer tous les cons. Et un con c’est un con. Il ne reconnaît jamais qu’il est con. Pour lui, c’est l’autre qui est toujours con. C’est son voisin qui est con. Lui non. Il est tel une bête qui refuse de se reconnaître bête et qui ne cesse de paître dans la prairie de la bêtise. Heureusement qu’on le reconnaît toujours à sa tête. Parce qu’il a toujours la tête d’un con. Il ne change jamais de tête. Si vous allez quelque part et que vous entendez : "Ah le con ! Il est parmi nous. Il va nous pourrir la journée !". Si vous faites le tour de tout le monde pour repérer ce con en vain, ce n’est pas la peine d’aller chercher plus loin !!! »

Jean-François Pissard

Site : www.editions-jerkbook.com

Facebook : https://www.facebook.com/jeanfranco...

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