L’engagement de François Hollande était celui-ci : Je ferai adopter une nouvelle tarification progressive de l’eau, de l’électricité et du gaz afin de garantir l’accès à tous à ces biens essentiels et d’inciter à une consommation responsable. Elle permettra de faire sortir de la précarité énergétique 8 millions de Français.
Cette mesure sera débattue au parlement à la session extraordinaire à partir du 11 septembre prochain.
Tarification progressive, kesako ?
L’idée est simple, permettre au plus grand nombre d’accéder à l’énergie et à l’eau. C’est le schéma inverse à celui pratiqué actuellement avec les abonnements d’énergie, plus vous êtes un gros consommateur, moins vous payez de l’unité consommée. Avec la tarification progressive, ce serait l’inverse.
Pour ce faire, les premiers kilowattheure ou mètres cubes seraient commercialisés en-dessous de leur coût de revient, ce prix serait compensé par les plus gros consommateurs qui paieraient davantage leur eau et énergie.
Tarification progressive : Déjà testée pour l’eau
Pour l’eau cette tarification progressive est déjà appliquée dans certaines municipalités. Exemple souvent cité, la commune de Libourne, car cette mise en place était facile à faire, l’eau est peu chère. Rien à voir avec les tarifs de l’eau en Ile de France par exemple.
A Libourne, l’eau est facturée selon la tarification progressive depuis 2010. Les 15 premiers mètres cubes consommés sont facturés 10 centimes d’euros/m3. Le prix grimpe à 70 cents/m3 pour les mètres cubes suivants, jusqu’à atteindre le seuil de consommation de 150 m3, dés lors le prix est au plus fort, à 83,50 cents. Comme indiqué, rien à voir avec les 3 ou 4 euros du mètre cube de la région parisienne.
Et le tarif social dans tout cela ?
En France, on adore empiler les mesures les unes sur les autres. Donc la tarification progressive viendrait en complément du tarif social, déjà attribué à plus de 600 000 foyers. Un beau casse-tête à venir pour les opérateurs privés en charge de la distribution, tout en sachant que les prix sont encore réglementés en France.









