Banque : La crise des dettes souveraines fait sauter une première banque française

Quelle sera la prochaine banque à aller au tapis ?

Banque / crise financière : Les premiers cadavres de la crise de la dette des Etats arrivent... Nos banques sont solides disaient les plus optimistes dés l’arrivée de la crise. Bilan, l’Etat se porte au secours des banques dès le moindre essoufflement...

lundi 3 septembre 2012, par
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Crédit Immobilier de France : chronique d’une mort annoncéeCrédit Immobilier de France : chronique d’une mort annoncée

Crédit Immobilier de France : chronique d'une mort annoncée En difficulté , le Credit immobilier de France (CIF) avait déjà été bien ecorné par des dégradations succcesives des agences de notations. Le feuilleton est desormais bien fini. Sous la menace d’une crise de liquidité, Le Crédit immobilier de France a demandé l’aide de l’Etat en urgence.

En effet , le CIF qui accorde des crédits aux particuliers ne collecte aucun dépôt contrairement aux autres organismes de crédit et aux banques. Difficle donc de faire face à la baisse des demandes de crédits et aux nombreuses demandes de remboursements anticipés suite à l’abaissement de sa note par l’agence de notations Moody’s.

Après une recherche infructueuse d’un repreneur cet été, la banque s’est finalement résolue à demander l’aide de l’Etat pour faire face à une situation critique.

Suite au conseil de crise qui s’est déroulé vendredi, l’Etat a donné une réponse favorable à la demande du CIF, ne pouvant pas laisser couler un émetteur aussi important (plus de 30 milliards d’euros d’emprunts).

Crédit immobilier de France : une aide sous conditionsCrédit immobilier de France : une aide sous conditions

La garantie de l’Etat s’appliquera dès la première échéance de ce lundi, à hauteur de 4,7 milliards d’euros et la garantie totale devrait être beaucoup plus élevée selon Bercy. Le quotidien Les Echos l’évalue d’ailleurs à plus de 20 milliards d’euros.

Ce sauvetage est soumis à certaines conditions :

li La démission du PDG, claude Sadoun, qui a d’ores et déjà quitté ses fonctions à l’issue de la reunion de crise vendredi. Bercy s’attend d’ailleurs "à ce que l’ancien dirigeant du CIF renonce à toute indemnité de départ". Il aurait déjà empoché plus d’un million et demi d’euros.

li La mise sous tutelle du CIF, qui ne pourra donc prendre aucune décision sans en référer au gouvernement.

Pour le moment, une nationalisation n’est pas à l’ordre du jour, mais le CIF devrait être gérer en extinction, c’est-à-dire qu’il n’octroiera pas de nouveaux prêts.

Nauvrage du Crédit Immobilier de France : Qui va payer ?Nauvrage du Crédit Immobilier de France : Qui va payer ?

Les politiques de tous poils affirment à ce jour que le contribuable ne versera pas le moindre euro, le fantôme du Crédit Lyonnais doit bien rigoler. L’Etat se portant garant d’une partie des avoirs du CIF, en cas de défaut, nous savons bien qui sera là en dernier recours pour financer ses mauvais plans. Crise ou pas, une seule chose ne change, ceux qui paient sont toujours les mêmes...

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