 Les systèmes de réseaux électriques intelligents, dit smart grids, se développe aux États-Unis, mais non sans soulever quelques inquiétudes.
Les données informatiques récoltées par de tels réseaux inquiètent les observateurs qui y voient un nouveau "Big Brother".
Les États-Unis se lancent dans les smart grids Afin de combiner développement durable et économie d'énergies, les États-Unis transforment leur réseau électrique vétuste au profit des smart grids. Ces derniers reposent sur le principe de l'architecture internet et un système informatique complexe.
IBM, Google, Cisco, Accenture General Electric et Siemens investissent lourdement dans ces technologies d'avenir qui devraient à terme, faire baisser la demande d'électricité de près de 10%... mais surtout, permettre de compenser les pics de consommation. Ce procédé permettrait par ailleurs d'intégrer efficacement les sources d'énergies renouvelables dans le réseau, et éviter les coupures de courant qui nécessitent de faire appel à des générateurs polluants.
La mise en œuvre des smart grids permettrait concrètement aux États-Unis d'économiser 80 milliards de dollars par an, engendrés par les coupures de courant, et de réduire leur facture énergétique de 150 milliards de dollars chaque année.
Déjà plus de 100 projets se développent à travers tout le pays pour près de 4 milliards de dollars, octroyés par le plan de relance de Barack Obama. Parallèlement, le secteur privé a investi la même somme pour construire des infrastructures électriques économes. Un marché qui pourrait atteindre 65 milliards de dollars en 2013, avec une croissance de 9% par an. Depuis fin septembre, la ville de Boulder (Colorado) se présente grâce à la société Xcel Energy, comme la première ville intelligente du monde totalement opérationnelle.
Les smart grids voient plus loin Non seulement ces réseaux électriques intelligents pourront gérer et stocker l'électricité dans le réseau... mais ils pourquoi à terme gérer aussi l'eau (smart water), et pourquoi pas les transports ! C'est du moins ce que prédit Colin Harrison, le directeur stratégie d'IBM.
Le seul hic pourrait bien venir, au-delà du coût, du niveau de confidentialité des données emmagasinées sur ce système informatique intelligent. Désormais, les opérateurs disposeront en temps réel des données sur les consommations des foyers, et même intervenir à distance dans les maisons pour couper le chauffage ou des lampes... selon les besoins du réseau !
Pour le moment, un manque de politique formelle sur la protection des informations personnelles collectées éveille des craintes légitimes qui devront être levées. Des experts mandatés par le National Institute of Standards and Technology reconnaissent cette lacune.
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E.CINESTIA
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