Comment soigner des maladies comme Alzheimer, Parkinson, ou toutes autres affectant le cerveau ?
En testant des médicaments sur un cerveau artificiel, ou plutôt un cerveau numérique. La fantastique évolution de l’informatique et des composants permet de rendre crédible l’hypothèse de la création prochaine d’un cerveau numérique capable de reproduire le travail des 100 milliards de nos neurones.
On connaissait les travaux de simulation du cerveau d’un rat et d’un chat, le premier comportant 55 millions de neurones et le second plus de 1,6 milliard de neurones, et on se doutait bien que les chercheurs avaient pour objectif final la reproduction du cerveau humain, avec ses 100 milliards de neurones. Mais encore fallait-il avoir les moyens techniques pour s’attaquer à pareil défi.
Les chercheurs du Human Brain project disposant désormais d’un super ordinateur, Blue Gene, ils sont prêts à se lancer dans l’aventure qui nécessitera un financement de 1 à 3 milliards €. Objectif déclaré : être capable en 2023 de tester des médicaments sur un cerveau humain numérisé afin de vaincre des maladies neurologiques, et s’attaquer à des pathologies allant de toutes les formes de dépression à l’autisme.
Avec une puissance actuellement évaluée à 1 milliard de milliards d’opérations par seconde, le superordinateur Blue Gene donne aux scientifiques les moyens de faire des avancées considérables dans ce qui est sans doute le domaine de connaissance le plus complexe, le cerveau humain.
Autre atout, la coopération internationale, car désormais la communauté scientifique a pris l’habitude de se grouper pour s’atteler à des projets qui concernent de fait l’humanité. Selon un neurobiologiste, l’industrie pharmaceutique s’est retirée du projet, jugeant ce qui touche au cerveau trop complexe, une attitude paradoxale puisqu’elle laisse à d’autres acteurs le poids financier de travaux qui aboutiront à la fabrication de traitements et de médicaments qu’elle s’empressera alors de produire...
Des scientifiques, intéressés par le Human brain Project, font cependant remarquer que la problématique fondamentale des connexions des neurones entre eux, la manière dont se construit un cerveau humain par l’expérience et l’acquisition des connaissances, la relation entre les neurones et d’autres types de cellules de l’organisme, peuvent laisser à penser que l’on arrivera à un cerveau numérique qui permettra de faire des simulations et d’améliorer nos connaissances, mais qui ne pourra pas être tout à fait comparable à un cerveau humain.
Pendant ce temps-là une équipe de paléoanthropologues indique que le volume du cerveau humain aurait diminué de 15 à 30% en 28 000 ans. Autant de neurones en moins... à reproduire.







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