Viande : 90% des animaux nourris aux OGM en France, et aucun étiquetage OGM, normal ?

La viande que vous mangez est issue à 90% d’OGM. Le saviez-vous ?

La France tente de mettre un frein au développement des OGM dans nos assiettes. Mais pour ce qui est des animaux et donc de la viande, rien n’est fait. La viande que nous consommons est produite à 90% via l’assimilation d’OGM. Risque pour santé ou pas, personne n’en sait rien. Mais au moins, nous devons pouvoir choisir...

jeudi 29 septembre 2016, par
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( Ogm|textebrut)

ÉTIQUETAGE OBLIGATOIRE « NOURRI AUX OGM »

C’est l’association Consommateurs pas cobayes (www.consommateurspascobayes.com) qui porte le flambeau sur ce point pour le moins alarmant. La consommation d’OGM dans l’élevage d’animaux à viande est au niveau record de 90%. Le maïs et le soja étant principalement issus de production OGM.

li Une première plainte rejetée par le parlement européen

La plainte - déposée le 16/02/2016 auprès de la Commission européenne n’ayant pas abouti faute d’éléments juridiques suffisants – est déposée à nouveau mais sous forme de PÉTITION auprès de la Commission des pétitions de la Commission européenne AFIN D’OBTENIR QUE LE PARLEMENT EUROPÉEN VOTE UN AMENDEMENT QUI CONFÈRE À LA CONVENTION D’AARHUS (art.5) de véritables modalités d’application se traduisant entre autres par l’obligation d’étiquetage faisant toute la transparence sur les produits alimentaires.

90% des animaux en France nourris aux OGM

P.ex. la mention « nourri aux OGM » pour tous les produits alimentaires issus d’animaux nourris avec des OGM – soit 9 animaux sur 10 en France (ce qui impacte toutes les viandes, charcuteries, beurre, lait, fromages, œufs, poissons d’élevage, plats cuisinés, etc.)

95% des Français favorables à un étiquetage OGM

A l’heure où 95% des consommateurs y sont favorables, comment raisonnablement soutenir que l’étiquetage des produits issus d’animaux nourris aux OGM puisse être évité ? Le temps est venu de demander à ce que nos droits fondamentaux, environnementaux et sanitaires soient respectés : nous avons droit à librement acheter ou non, en connaissance de cause, des aliments contenant des OGM, directement ou indirectement. On le comprend, au-delà du droit des contrats, c’est tout simplement l’idée de démocratie alimentaire qui est en jeu.

La présente demande d’étiquetage relève d’une démarche de bon sens qui s’inscrit dans la lignée d’une tradition d’information et de transparence connue en droit des contrats et de l’environnement.

Savoir ce qui est dans nos assiettes, maîtriser l’exposition den os enfants à des risques de résidus de pesticides relève du droit à l’information des consommateurs.

Plus largement, au vu de certaines études scientifiques qui mettent en doute l’innocuité des OGM, il apparaît même nécessaire d’appliquer le principe de précaution. Loin d’empêcher le déploiement de nouvelles technologies, ce principe vise simplement à instituer une obligation de vigilance environnementale et sanitaire. Il ne s’agit pas de garantir le risque zéro, ce qui conduirait à l’inaction. Bien au contraire, il vise à encourager d’autant plus fort les recherches concernant l’existence ou non d’un risque de dommage d’une particulière gravité susceptible même de porter atteinte aux générations futures ou à l’intégrité environnementale. Cette demande d’application du principe de précaution figurait déjà dans la requête en date du 10 décembre 2014 auprès de la Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. Elle est toujours pendante, en cours d’examen par la Direction générale de la prévention des risques.

Cette obligation de vigilance environnementale et sanitaire se comprend et doit être appliquée de manière dynamique : elle doit sans cesse être réactualisée au gré de l’évolution des meilleures connaissances scientifiques disponibles. L’obligation d’étiquetage présentement demandée est donc un levier de sécurité alimentaire indispensable. Si des études scientifiques tendent à mettre, de plus en plus, en évidence l’existence de risques sanitaires et environnementaux d’une particulière gravité, l’appel à un moratoire ne peut qu’être la réponse de responsabilité raisonnable pour assurer le respect du droit à la santé humaine durable (tant sur le temps long qu’à travers les générations humaines).

Une pétition pour demander un étiquetage adéquat "Nourri aux OGM" : http://www.europarl.europa.eu/atyou...

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