Muesli : faire le plein de pesticides dès le p’tit déj, une bonne idée ?

Un nouveau scandale alimentaire, et ce n’est pas fini. Nous sommes nourris aux pesticides...

354 fois plus de pesticides que la norme maximale autorisée dans l’eau du robinet, c’est ce que contient le pire de vos mueslis. Nous pensions donner le bon exemple d’une alimentation saine à nos enfants, mange tes mueslis ! C’est bon à la santé. En fait, pas vraiment... Seuls les mueslis Bio ne contiennent pas de pesticides.

mardi 11 octobre 2016, par
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( Pesticides|textebrut) ,

L’association Générations futures a testé 20 marques de Mueslis : seules les marques Bio ne contiennent pas de pesticides.

20 échantillons de mueslis testés : 15 sont bourrés de pesticides

Le résultat dévoilé mardi 11 octobre par l’association Générations futures est sans appel. Cette information est relayée par France Info. Les 15 mueslis non bio contiennent tous de nombreux pesticides, soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens (substances chimiques qui interfèrent avec le système hormonal). En revanche, aucune trace suspecte n’a été décelée dans les céréales bio.

Une concentration de pesticides 354 fois plus élevée que la norme maximale autorisée pour l’eau

Muesli : faire le plein de pesticides dès le p'tit déj, une bonne idée ? Les 15 échantillons de muesli testés "positifs" sont issus de grandes marques appartenant à des groupes internationaux, ou vendus sous des marques d’enseignes de magasins. D’après l’étude de Générations futures, ces produits contenaient en moyenne 9 pesticides et même une quinzaine pour l’un d’entre eux. De plus, les taux de concentration de ces pesticides sont alarmants : en moyenne 354 fois la dose autorisée dans l’eau.

Une consommation non toxique, à court terme

Une consommation classique de 50 à 100 g de céréales par jour n’est pas dangereuse mais les experts s’inquiètent des risques pour l’organisme liés au mélange des pesticides ingérés.

Femmes enceintes et jeunes enfants, mieux vaut éviter le muesli !

Le porte-parole de l’association Générations futures, François Veillerette, admet sur France Info que "les quantités ne sont pas astronomiques", mais il s’inquiète des effets "sur le long terme, pour les femmes enceintes et les jeunes enfants". "L’effet ne sera pas le même chez un homme de 50 ans que sur le fœtus âgé de deux mois dans le ventre de sa mère", précise-t-il. Les craintes portent aussi sur "l’effet cocktail" des pesticides.

"Quand vous avez entre 5 et 14 résidus différents, dont la moitié sont des perturbateurs endocriniens, il y a vraiment quelque chose qui nous inquiète" prévient François Veillerette.

"Les femmes enceintes ne devraient être exposées à aucun perturbateur endocrinien" affirme-t-il. "Tout se passe comme si les perturbateurs endocriniens programmaient certaines maladies qui vont se développer plus tard dans la vie de l’enfant à naître", conclut-il.

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