 Le ministre du Travail vient d'annoncer son intention de réformer à nouveau les régimes de retraite avant un an.
Pourra-t-on sortir du dilemme augmentation des cotisations ou diminution des prestations ? Apparemment, ça va être très difficile...
Le ministre du Travail, Xavier Darcos, considère que : "On ne peut pas faire perdurer un système où une retraite sur dix est déjà financée à crédit". Sur sa lancée, il a précisé que des rencontres avec les partenaires sociaux auraient lieu d'ici à la fin de l'année "pour essayer de nous mettre d'accord sur les chiffres, les objectifs, les prospectives sur l'équilibre des comptes liés aux pensions et retraites" et, "après le rapport du Conseil d'orientation des retraites en février, du mois de mars jusqu'à l'automne, il s'agira de faire des propositions".
"Personne n'échappera à cette évidence : soit on allonge la durée de cotisation, soit on diminue les prestations, soit on augmente les cotisations. Il est clair que c'est vraisemblablement la première solution qui est généralement la plus acceptée", a-t-il ajouté. Réaffirmant qu'il n'avait "pas de solution clés en main ", le ministre du Travail a expliqué que le gouvernement verra "aussi politiquement jusqu'où on peut aller dans cette période-là, si les partenaires sociaux sont prêts à avancer très vite ou s'ils sont très résistants".
Le contexte du dossier est d'autant plus délicat que les Français ne veulent pas renoncer à leurs acquis en matière de retraite. C'est ce qui ressort d'un sondage récent. Interrogés sur le relèvement de l'âge de la retraite, deux tiers des Français (63%) se sont prononcés contre cette solution. De même, à la question "vous paraît-il acceptable d'augmenter la durée de cotisation ?", 65,9% des sondés ont répondu par la négative. Ils sont en outre 89,5% à estimer inacceptable une baisse des pensions.
"Les Français rejettent tout en bloc. Mais on peut interpréter ce rejet comme un besoin d'explications supplémentaires pour pouvoir juger entre ces trois solutions", analyse Philippe Tapia, directeur de l'Institut Obéa/Intraforces.
Très curieusement personne ne parle de remettre en cause l'aspect d'arrêt brutal de l'activité professionnelle, alors qu'une activité réduite progressivement, dans le cadre d'une durée négociée en fonction de la pénibilité du travail, pourrait ouvrir des perspectives très riches pour toutes les parties intéressées, y compris les entreprises !
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M.Rigano
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