
Pendant le dernier siècle et demi, période durant laquelle les températures ont été compilées, 2009 aura été l'une des 5 années les plus chaudes.
Tandis que 2000 à 2009 aura été la décennie la plus chaude.
Les températures grimpent Selon l'office de la météorologie britannique (British Met Office), les 10 dernières années auront accusé une augmentation de température de la basse atmosphère de +0,4°C par rapport la période entre 1961 et 1990, et de +0,23°C rien qu'entre 1990 et 1999.
Le National Climatic Data Center (NCDC) américain et le British Met Office estiment chacun, avec des analyses non concertées que l'année 2009 arrive en 5e position des années les plus chaudes.
Les explications sur ces records de température L'une des explications réside dans le retour de El Nino depuis juin 2009, qui naturellement réchauffe les eaux de surface du Pacifique équatorial. Ce phénomène se reproduit tous les 3 à 7 ans. Parallèlement, l'accumulation de gaz à effet de serre réchauffe ou plutôt agit comme un couvercle en empêchant l'air chaud de la basse atmosphère de s'évaporer.
La fonte de la banquise La diminution de la banquise arctique est également un indicateur de l'augmentation de température. De tout le globe, ce sont les hautes latitudes du Grand Nord qui sont les plus touchées, avec une superficie qui se réduit chaque année... Septembre 2009 aura été la 3e plus forte réduction de l'étendue de glace depuis une trentaine d'années, date du début de la surveillance par satellite. 2007 et 2008 étant respectivement les 2 années records.
Alors que l'Arctique diminue, les glaces de mer de l'hémisphère Sud augmentaient en avril et aout 2009, selon le NCDC dans son bilan de l'année. L'explication proviendrait d'un changement du régime des vents autour de l'Antarctique, dû à la conjugaison de la raréfaction de l'ozone stratosphérique et de l'augmentation des gaz à effet de serre.
Et tandis que l'augmentation de température est manifeste, le Soleil serait pourtant, selon la NASA, dans un "minimum profond" d'activité depuis 2008. Il commencerait à en sortir depuis mi-2009, et il faudrait remonter à 1913 pour retrouver une période d'un calme solaire comparable.
Le retour du maximum d'activité du Soleil est prévu pour mai 2013. Néanmoins, la majeure partie des experts estime qu'entre son maximum et son minimum d'activité, le Soleil contribuerait environ 10 fois moins que les gaz à effet de serre dans la variation climatique.
Le Met Office prévoit que bien que le Soleil ne soit pas encore à son maximum, l'année 2010 devrait être la plus chaude mesurée, pour atteindre une moyenne à 14,58°C contre 14°C entre 1961 et 1990.
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E.CINESTIA
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