
En Allemagne où les maisons closes sont autorisées depuis 2002, le secteur doit s'adapter aux difficultés économiques des clients.
Pour remédier à la morosité du marché, les maisons de passe multiplient les offres promotionnelles pour attirer le chaland.
Les conditions de travail Outre-Rhin, la légalisation de la prostitution en 2002 aurait réduit l'activité criminelle, qui s'est déplacée vers les pays voisins. On y compte près de 450 000 travailleuses du sexe, et l'activité est reconnue comme un métier à part entière, avec une rémunération quotidienne oscillant de 100 à 250 euros. Elles disposent aussi d'une couverture sociale et l'assurance chômage. Depuis 7 ans, les conditions de travail se sont nettement améliorées, et la santé des filles peut désormais être suivie dans des conditions sanitaires normales. L'activité est essentiellement pratiquée dans les maisons closes ou les salons de massages. La rue ne concerne plus que 3% des travailleuses.
Les lois du marché Le seul hic est que, même si la clientèle reste toujours fidèle, le nombre de prostituées a quant à lui considérablement augmenté avec la montée du chômage, ce qui rend la concurrence féroce... Les tenanciers doivent s'adapter et proposer des offres promotionnelles plus attractives. On voit ainsi circuler des tracts publicitaires vantant des formules "all inclusive", avec boissons alcoolisées, buffet et plaisirs... pour des montants de 70 à 100 euros.
Néanmoins, malgré le nombre d'établissements proposant des prestations de plus en plus alléchantes, les travailleuses révèlent une baisse de leur revenu. L'impact de la crise contraindrait leurs clients à ne plus prendre d'extras.
Fait inquiétant : la recrudescence du nombre de prostituées avec la crise.
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B.ZWENI
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