Selon un rapport présenté à Londres fin février par le professeur Martin Wiseman, du Fonds mondial de recherche contre le cancer, une bonne hygiène de vie pourrait réduire les risques de contracter un cancer mortel. Pour cela, il préconise par exemple de pratiquer une activité physique quotidienne (comme la marche ou le vélo), et réduire sa consommation de viande rouge qui aurait un rôle sur la prévention du cancer du sein et du pancréas. Depuis 2007, le Fonds mondial contre le cancer avait déjà exprimé l'importance d'une alimentation saine et diversifiée, la pratique d'une activité physique et du contrôle de son poids... mais ces nouveaux travaux menés des épidémiologistes ont permis d'évaluer le nombre de vies qui pourraient ainsi être sauvées. Il en ressort que le tabac reste de loin le principal facteur de risque pour contracter un cancer, suivi de la nutrition, l'exercice physique, et la lutte contre l'obésité ! Selon le professeur Sir Michael Marmot, leader du groupe qui a mené l'étude (épidémiologiste à l'University College de Londres): "Un tiers des douze cancers les plus courants dans les pays développés, et un quart dans les pays en voie de développement, pourraient être évités ". Les résultats de l'étude confirment que les cancers les plus courants tels que celui de la gorge, des poumons et du côlon pourraient être facilement évités avec un mode de vie plus sain, ce qui représente près de 2,5 à 3,5 millions de cas de cancers qui pourraient être évités, sur les 10 millions de nouveaux cas par an dans le monde. Selon les épidémiologistes de l'étude, c'est même près de 63% des cancers de la bouche qui pourraient disparaitre dans les pays développés, comme les États-Unis ou le Royaume-Uni ! Concernant le cancer de l'estomac, la baisse pourrait atteindre presque la moitié des cas (45%). Les effets seraient d'autant plus faciles à obtenir dans les pays développés que ceux-ci sont essentiellement aux modes de vie qui allient tabac, mal-bouffes (fast-food et pas suffisamment de fruits et légumes) et sédentarisation... Les pays pauvres rattrapent cependant leurs retards sur ces mauvaises habitudes... De ce rapport, ont suivi des recommandations à tous les acteurs de la santé publique, les entreprises agroalimentaires et les particuliers en passant par leur gouvernement. Ces mesures d'informations et de précautions, afin que tous les citoyens ne puissent ignorer la bonne marche à suivre, sont incontournables pour espérer un changement des modes de vie... mais il n'en demeure pas moins que la prise de conscience doit également être individuelle, et ce, dès le plus jeune âge ! L'économie de marché, qui favorise notamment une mauvaise hygiène de vie, avec entre autres des fast-foods à chaque coin de rue, ne pourrait faire autrement que de s'adapter si ceux-ci étaient vides...
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