 Le point G, zone érogène de l'anatomie féminine, est synonyme de plaisir intense par excellence pour les femmes. Un point précis que toutes ne connaissent pas, mais aimeraient découvrir.
Pourtant, une étude britannique prétend qu'il n'existerait pas !
Le point G n'existerait que dans notre imaginaire. Voilà ce que dévoile une étude réalisée par une équipe du King's College de Londres. Un résultat un peu brutal qui chamboule les idées reçues.
Le point G fantasmé Découvert en 1950 par le professeur Grafenberg, qui lui a donné son nom, le point G a été popularisé en 1981 par la sexologue Berverly Whipple. Il est, depuis ce temps, le Graal que chaque femme, en quête de plaisir et d'épanouissement, rêve de trouver.
Situé sur la paroi antérieure du vagin, entre 1 et 4 cm de profondeur, le point G regorgerait de terminaisons nerveuses sensorielles. Il est, dans l'esprit des femmes, une façon d'atteindre une excitation unique et de démultiplier le plaisir. C'est dire s'il est cherché ! Parce que oui, la très grande majorité des femmes espèrent le découvrir. Certaines disent l'avoir déjà localisé, d'autres le cherchent encore.
Le point G imaginaire ? L'équipe du professeur Spector du King's College de Londres a étudié 1 804 femmes âgées de 23 à 83 ans. La particularité de l'étude est qu'elle reposait sur des paires de jumelles. Des vraies ou des fausses. L'objectif était de pouvoir comparer l'aspect physique du processus grâce au patrimoine génétique complètement ou à moitié identique des jumelles. Pourtant, les résultats tendent à montrer qu'une sœur qui a trouvé son point G, n'induit pas automatiquement que sa jumelle le trouvera. Il est "pratiquement impossible de trouver des traits réels" du point G, indique le professeur d'épidémiologie Tim Spector. Véritable désillusion...
La part du psychique Selon cette étude, trouver son point G serait finalement dans la tête... Le plaisir féminin ne dépendrait pas uniquement de la constitution physique. L'orgasme féminin serait ainsi plus psychologique qu'autre chose.
Pour certains psychologues, les résultats de cette étude sont de bon augure. Inutile donc pour les femmes de se lancer dans une recherche vaine d'un point spécifique qui n'existerait pas. L'orgasme dépendrait ainsi plus de l'état d'esprit et de confiance ainsi que des performances du partenaire. À chacune ensuite de découvrir et d'indiquer à sa moitié les zones érogènes qui lui sont propres.
À peine sortie, l'étude est déjà critiquée. Pour d'autres spécialistes, ces résultats sont aberrants et le point G existerait bel et bien. Selon le sexologue Willy Pasini, 20 à 30% des femmes auraient d'ailleurs trouvé leur point G. Beverly Whipple remet elle aussi en cause les résultats de ces recherches en raison d'une limitation des volontaires aux hétérosexuelles seulement. L'étude ne prendrait pas non plus en compte les performances des partenaires.
Réel ou imaginaire, le point G fera très certainement encore parler de lui. Les femmes qui l'ont trouvé continueront d'en profiter et, malgré cette étude, celles qui ne l'ont pas repéré continueront à l'espérer. Ça serait quand même dommage de passer à côté...
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Chloé CARRELI
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