Le sport professionnel vers la catastrophe financière !

Une situation financière catastrophique...

Derrière des noms prestigieux, tels que Milan, Manchester ou Barcelone, on trouve une situation financière catastrophique qui ne tient plus encore que par la

vendredi 27 janvier 2012, par
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Derrière des noms prestigieux, tels que Milan, Manchester ou Barcelone, on trouve une situation financière catastrophique qui ne tient plus encore que par la volonté des Etats.

C’est une des plus impressionnantes bulles que l’histoire ait connue, et elle va bien finir par éclater. Attention aux éclats...

Ce sera sans doute moins grave que la bulle immobilière ou la bulle financière, mais la fuite en avant du sport professionnel, et plus particulièrement du football, va forcément se terminer très mal !

Devenu depuis longtemps une industrie banale et probablement un secteur de blanchiment d’argent, le football professionnel symbolise les dérives d’un libéralisme qui enfreint toutes les règles de bon sens. En publiant son rapport d’activités pour l’année 2010, l’UEFA, organisme qui gère le football européen, a dévoilé l’ampleur de la catastrophe qui guette la plupart des clubs, y compris les plus prestigieux.

Pour 2010, les pertes cumulées des clubs européens ont battu le record de 1,6 milliard €, soit plus de 33% que l’année précédente. Paramètre surprenant, les recettes ont pourtant progressé de plus de 6% (12,8 milliards €), ce qui montre que la gestion des clubs défie l’entendement. Preuve accablante que le marché, comme disent les économistes, est incapable de se réguler lui-même. Les salaires mirobolants continuent de se multiplier et il n’est pas rare de voir des joueurs dont la rémunération annuelle approche le million d’euros, ne pas être régulièrement titulaires dans leur club.

Si les clubs français sont loin des errements des clubs anglais ou espagnols, il n’en demeure pas moins que leur déficit cumulé s’élevait à 130 millions € à la fin de la saison 2009-2010. Le monde du football est bien étrange puisque sur 733 clubs européens officiellement recensés en première division de leur championnat respectif, plus de 56% sont en déficit. Malgré leurs fabuleuses recettes, des clubs aussi renommés que le Real Madrid, Manchester United ou Liverpool, sont couverts de dette.

Compte tenu du rôle social et économique du football, aucun gouvernement n’ose se mêler de la gestion calamiteuse de ce secteur. Ils sont pourtant concernés à travers les dettes énormes des clubs envers les différents organismes sociaux. Le gouvernement espagnol avait, il y a quelques années, annulé les dettes sociales de certains grands clubs pour leur éviter la faillite.

En théorie, sous l’impulsion de Michel Platini, son président, l’UEFA a prévu que les clubs qui n’auraient pas atteint l’équilibre financier pour la saison 2013-2014 seraient sanctionnés, et pourraient même être exclus des compétitions européennes. On doute fort de l’application de ces sanctions compte tenu de l’aggravation de la situation actuelle et du nombre de clubs concernés.

Quand on songe aux droits télévisés payés par les chaînes, notamment par Canal + et Al Jazira, on peut s’étonner qu’aucune autorité publique n’ait mis le nez dans ce monde où les millions d’euros se brassent allégrement... à la dizaine. Autre résultat paradoxal de ce monde absurde : il va être de plus en plus difficile de voir un match sur une chaîne non payante. On comprend mieux pourquoi la récompense suprême pour un joueur soit un ballon d’or. Au train où vont les choses, ça va devenir un objet rare...

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