JO/Sport : comment s’assurer du sexe des athlètes ?

Certaines athlètes féminines ont un taux de testostérone plus élevé que la moyenne des hommes...

JO/Sport : Alors que les JO de Londres débutent prochainement, le débat sur le procédé permettant de distinguer le sexe des athlètes refait surface ...

mercredi 20 juin 2012, par
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JO/Sport : le délicat sujet des athlètes hermaphrodites

La diversité humaine est donc très complexe, certains individus naissent avec des organes sexuels ambigus, d’autres ont une anatomie qui ne correspond pas à leurs chromosomes sexuels. Ces personnes dont l’identité sexuelle est mal définie sont communément appelées "hermaphrodites".

Des cas isolés, mais qui peuvent poser des problèmes dans le domaine sportif. Les hommes ayant physiologiquement des capacités physiques plus importantes que les femmes, notamment au niveau de la puissance, la force musculaire et de la capacité pulmonaire. La compétition peut alors être tronquée. Hors la distinction n’est parfois pas évidente et nécessite d’aller au delà de la simple vérification des organes génitaux.

Les athlètes "mi-homme/mi-femme", font leur apparition périodiquement, par exemple l’indienne Santhi Soundararajan en 2006 ou encore la sud-africaine Caster Semenya en 2009 qui remportera une finale du 800 mètres féminin en 1 minute 55 seconde avec une facilité déconcertante et dont le physique force l’interrogation.

JO/Sport : comment vérifier l’identité sexuelle des athlètes ?

Une équipe de chercheurs de la Stanford University School of Medicine indique dans les colonnes du "The American Journal of Bioethics" que le procédé utilisé actuellement par le Comité Olympique pour mesurer le niveau de testostérone dans le sang n’est pas suffisamment précis.

De fait, déterminer si une athlète fémine est un homme seulement à partir d’une prise de sang pose problème. Les dérèglements hormonaux sont fréquent dans le sport de haut niveau qui peut parfois inhiber la production d’estrogène et donc augmenter le taux de testostérone dans le sang de certaines athlètes.

Les scientifiques rappellent que distinguer le sexe d’individu est compliqué car à ce jour aucuns marqueurs biologiques ou physiologiques connus ne sont fiables. D’autant plus qu’en cas d’hermaphrodisme, la personne cumule souvent des attributs féminins et masculins. faut il alors définir un taux de masculinité ou de féminité au-delà duquel un/une athlète devrait plutôt concourir dans une catégorie que dans l’autre ?

Devant la difficulté et la rareté de ce type de problème, le CIO tranche désormais au cas par cas !

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