JO 2012 : le succès a un prix ...
Des jeux "prêts en temps et en heure et conformes au budget prévu" voilà ce que le gouvernement britannique avait promis au pays au moment de l’attribution des Jeux Olympiques à Londres.
Résultats, alors que les JO viennent de s’achever, la facture totale s’élèvent à plus de 9 milliards de Livres Sterling d’argent public soit plus de 11,5 milliards d’euros, le double de la somme prévue initialement.
Si la pilule passe mieux grâce à une moisson de médailles très prolifique pour le Royaume-Uni ( la Grande Bretagne finit 3e avec 65 médailles au total, dont 29 d’or), les considérations économiques reprendront très vite leur droit en ces temps de crise.
JO 2012 : quel impact à long terme ?
Cependant, le premier ministre britannique James Cameron assure que les JO rapporteront au final près de 16,5 milliards d’euros et permettront donc un bénéfice net. Une somme que conteste certains experts qui reconnaissent un impact certain des jeux sur une période de 3 mois mais restent beaucoup plus septiques sur les effets de long termes qui sont bien plus difficiles à quantifier.
"Nous passons tous un bon moment, mais, comme après chaque lendemain de fête, on aura la gueule de bois", explique Georgios Kavetsos de la London School of Economics (LSE), faisant référence aux prévisions moroses de la banque d’Angleterre qui ne prévoit pas de croissance pour cette année.
"Les méga-événements du type JO ne doperont pas de façon significative les indicateurs importants, comme la croissance économique, le tourisme, l’emploi ou les salaires", ajoute-t-il
Redorer le blason anglais...
Les JO auront dans tous les cas eu une utilité incontestable pour les anglais, celle de redorer leur blason à l’international. La Grande Bretagne, qui restait sur des émeutes l’été dernier, craignait de nombreux problèmes d’organisation (notamment au niveau des transports). Au final, tout c’est déroulé sans problème significatif.
Mieux, les JO auront permis la réhabilitation de Stratford, un des quartiers les plus pauvres de Londres, la rénovation de nombreuses installations et la construction de structures sportives modernes.
"Londres s’est montrée très professionnelle, et sous son meilleur jour, sur la scène mondiale", estime Sara Parker, directrice à Londres du groupe de pression CBI business.







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