Après l’apartheid, la ségrégation continue en Afrique du Sud en prenant une autre forme et en faisant de nouvelles victimes.
Ce sont maintenant les lesbiennes des townships, ghettos noirs, qui sont victimes de violence et de discrimination.
On appelle cela les viols correctifs. Ils font des lesbiennes des townships, les nouvelles victimes de l’intolérance et du mépris des hommes. Derrière ce type de viol se cache l’objectif de convertir les femmes homosexuelles à l’hétérosexualité.
Une violence supplémentaire faite aux femmes Ce viol est une nouvelle façon de montrer aux femmes la toute-puissance de certains hommes. Sous couvert d’une certaine morale, ces hommes violentent les femmes qu’ils considèrent comme déviantes. Incroyable !
En Afrique Sud, un viol est commis toutes les 10 minutes, indiquent les chiffres de la police. Selon plusieurs ONG, l’Afrique du Sud est un des pays au monde où le taux de viol est le plus élevé. Le pays se positionne ainsi à côté de pays en guerre. Dans ce pays,1 homme sur quatre admettait dans une étude de 2009 avoir déjà pris part à un viol. Difficile alors pour les associations de défense des femmes de faire le tri entre un viol et un viol correctif. Aucune statistique actuelle ne permet de prendre la mesure réelle de ce phénomène.
Intolérance totale Le refus de la différence se poursuit aujourd’hui. La cible a changé simplement. Les hommes refusent de voir deux femmes ensemble, considérant que les femmes sont faites pour aller avec des hommes. Les lesbiennes sont ainsi bousculées, violées, frappées et parfois assassinées. Les agressions sont très souvent couvertes par la famille de la victime, voire parfois commanditées par celle-ci. La menace du viol fait ainsi partie du quotidien de ces femmes. De façon générale, très peu de plaintes sont déposées lors des viols. Les associations dénoncent également le comportement des policiers, machos et moqueurs.
Pourtant, les mœurs libérées du Cap attirent de nombreux touristes et les gays ne manquent pas. Si l’homosexualité y est acceptée, c’est tout l’inverse dans les cités noires. Un pas en avant important a été franchi début février. Quatre personnes ayant assassiné une jeune lesbienne il y 6 ans ont été condamnées à 18 ans de prison.







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