L'an dernier, les investissements mondiaux dans l'éolien, le solaire, les biocarburants, la biomasse... ont bondi de 41 %, pour atteindre 117 milliards de dollars, soit 80 milliards d'euros: C'est 20 milliards de dollars de plus que ce qui avait été envisagé. En Europe, les chefs d'Etat et de gouvernement se sont fixé pour but de porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans l'énergie consommée d'ici à 2020. Un objectif très ambitieux que la Commission européenne doit traduire dans une directive qu'elle proposera le 23 janvier. Aux Etats-Unis, le sujet est aussi au coeur de la loi sur l'énergie que le président Bush a signée en fin d'année. Sur les marchés financiers, les énergies propres ont le vent en poupe. Malgré la crise du « subprime », près de 19 milliards de dollars ont été levés l'an dernier en Bourse dans ce secteur, soit 80 % de plus qu'en 2006. Ainsi de très nombreux fonds ont été lancés par des sociétés comme HSBC ou Schroeders... L'éolien est l'énergie renouvelable qui paraît la plus compétitive, même si elle est encore très subventionnée. Elle concentre près de la moitié des investissements. Les compagnies d'électricité se lancent à corps perdu dans ce domaine, la difficulté consistant à trouver des emplacements où installer des éoliennes sans avoir à négocier pendant des mois et des années avec les riverains. Les fabricants de matériel, eux, se frottent les mains. L e leader mondial VESTATS est submergé de commandes, et son action a grimpé de 119 % en 2007, et 131% en 2006... Beaucoup de projets aussi dans la biomasse et le solaire. Quand aux biocarburants, l'engouement retombe un peu. Produits à base de betteraves, d'oléagineux, de céréales... ils restent coûteux et nécessitent toujours d'importantes subventions, pour une efficacité environnementale sujette à caution. En outre, ils contribuent à l'inflation des prix agricoles, certains agriculteurs délaissant l'alimentation pour produire du « pétrole vert ». |