
Des chercheurs américains de l'Université du Wisconsin (nord) sont parvenus à produire du bio-kérosène à partir d'un procédé sans impact environnemental.
L'étude détaillant la découverte est parue dans la revue Science datée du 26 février dernier.
Ce nouveau biocarburant est produit à partir de substances dérivées de la biomasse. Au-delà de son absence d'impact sur l'environnement, il est également très hautement énergétique: ses caractéristiques énergétiques sont semblables à celles du kérosène utilisé pour les moteurs d'avion et les réacteurs.
La production de ce carburant propre est réalisée à 95% à partir de l'énergie de la biomasse initiale, très peu d'hydrogène et capture même le dioxyde de carbone (CO2) sous une pression élevée afin d'être stocké.
La biomasse exploitée est celle du sucre présent dans les plantes. Sa tendance à se dégrader naturellement a été optimisée avec des catalyseurs métalliques pour former du gamma-valérolactone (ou GVL). Le GLV est déjà connu en tant qu'additif dans les compléments alimentaires à base de plantes, ou dans les parfums, mais à des couts élevés... Le nouveau procédé, dont les travaux ont été dirigés par James Dumestic professeur de chimie et de bio-ingénierie, utilise une technique beaucoup moins onéreuse.
L'usage d'équipements de laboratoire de grandes capacités et des catalyseurs bon marché, ont permis de "produire une grande quantité de carburant pur pour avions ainsi que du CO2 d'une assez grande pureté", explique Jesse Bond, chercheur de l'Université du Wisconsin, un des co-auteurs de du projet.
Si l'éthanol est déjà utilisé sous forme de mélanges avec de l'essence (notamment au Brésil), il ne peut être utilisé pour les moteurs d'avion en raison de sa faible valeur énergétique. De plus, les cultures qui se font au détriment des surfaces forestières sont largement critiquées. Mais si l'éthanol ne peut être utilisé pour les avions, par contre le GVL est non seulement un bio-kérosène efficace, mais il peut aussi être mélangé aux hydrocarbures existants pour les voitures.
Le seul bémol de cette découverte est le coût encore élevé du GVL, dont le prix devrait baisser en utilisant de la biomasse bon marché comme les copeaux de bois, la paille de maïs ou des plantes vivaces.
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E.CINESTIA
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