 Une "montre verte" qui, au-delà de donner l'heure, est capable de mesurer en temps réel le niveau sonore et le taux d'ozone: une expérimentation en Île-de-France.
Chaque citadin peut ainsi, en plus de connaitre le niveau de pollution où il se trouve, devenir un capteur mobile qui communique les données à un central Internet.
Un prototype testé en Île-de-France Le projet est porté par la Fondation Internet nouvelle génération (Fing), avec la participation de la région Île-de-France, quelques entreprises et le laboratoire universitaire CiTu (Paris VIII et Paris I). Actuellement, une trentaine de ces "montres vertes" sont testées depuis la mi-mai en région parisienne. Leur design est encore pour le moins rudimentaire, mais il s'agit surtout de déterminer leur efficacité, et leur valeur ajoutée au système actuel d'Airparif. Un des objectifs serait de compléter le système des 65 stations de l'agglomération parisienne (Airparif), en permettant à chaque citoyen de devenir un capteur ambulant, et pouvoir ainsi proposer une cartographie plus détaillée de la pollution.
Techniquement, la montre est composée de capteurs de bruits et d'ozone, mais aussi d'un GPS qui localise le lieu de la mesure, et transmet les données toutes les 5 secondes à un téléphone mobile équipé d'une application spécifiquement développée par SFR. Ensuite, le téléphone communique ses informations à une plateforme Internet qui les exploite en temps réel sur une carte accessible par tous. La technologie utilisée et la plateforme sont accessibles à tous sans but lucratif. Seule la montre, dont le prototype vaut 1 500 € pièce, doit encore devenir abordable : il s'agit désormais pour les horlogers et les industriels de disposer d'un marché leur permettant de les produire à grande échelle, pour réduire les coûts de fabrication. À l'avenir, il serait même possible de faire évoluer les capteurs, et disposer de données sur le taux de CO2, la taille des particules fines, le niveau de pollen dans l'air, les émissions d'ondes électromagnétiques...
Un seul hic est encore en voie de résolution : la confidentialité des données sur la vie privée ! Pour le moment, la montre fonctionne en véritable mouchard permettant à chacun de suivre sur la plateforme, les déplacements du porteur. La Fing travaillerait à rendre les données anonymes et supprimer les itinéraires des porteurs, accessibles par tous.
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E.CINESTIA
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