Convention de La Haye : le Japon adhère enfin.

Vers une meilleure gestion des enlèvements d’enfants.

Avec la multiplication des unions de personnes originaires de pays différents, les cas d

jeudi 26 mai 2011, par
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Avec la multiplication des unions de personnes originaires de pays différents, les cas d’enfants emportés dans le pays d’origine de l’un des parents lors d’une séparation sont en augmentation.

Après avoir été sollicité de nombreuses fois, le Japon vient de décider de signer la Convention internationale qui facilite la gestion de ces cas douloureux.

Le Japon devrait signer prochainement la Convention de La Haye de 1980 qui protège les enfants, notamment dans les cas d’enlèvements internationaux par l’un des deux parents. La pression exercée par les Etats-Unis, l’Europe et neuf autres pays pour faire adhérer cette grande puissance au système international pour le bien des enfants a ainsi fini par payer.

Des pères privés de leurs droits au Japon Alors que les enlèvements d’enfants par l’un des deux parents, très souvent la mère, vers le Japon sont en augmentation ces dernières années, ce pays ne voulait pas signer cette convention. Particulièrement délicats à gérer, ces enlèvements le sont encore plus dans le cas ou le pays n’est pas signataire de cette convention. Vingt-six enlèvements d’enfants vers le Japon ont été recensés en France en 2008, soit une augmentation de 200% par rapport à l’année précédente.

À l’échelle mondiale, cela représente plusieurs dizaines de milliers d’enfants qui sont ainsi déplacés illégalement au Japon. Dans 80% des cas, c’est le père qui se retrouve ainsi privé de ses enfants et de ses droits. Au Japon, en cas de séparation, les enlèvements d’enfants ne sont pas punis. L’autorité parentale est ainsi de facto confiée à la mère. Le droit de visite du père ne fait pas partie de la loi japonaise.

Un grand pas en avant Le Japon vient ainsi de reconnaitre le droit parental comme l’on fait avant lui environ 80 pays. Il était jusque-là le seul membre du G7 à ne pas avoir signé cette convention. Annoncée par le premier ministre japonais, cette décision devra être validée par le Parlement. Ceci devrait voir le jour probablement à l’automne, permettant ainsi de mettre en place les procédures internationales qui assurent aux deux parents des droits d’accès similaires et qui permettent le retour de l’enfant dans son pays d’origine le cas échéant.

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