 Déjà 35 ans que la loi Veil sur la dépénalisation de l'avortement a complété les textes sur la contraception (1972), et pourtant le bilan sur la contraception et l'avortement en France reste consternant !
On les croyait "branchés", débarrassés des tabous... mais les jeunes restent dans une inquiétante ignorance de la sexualité.
Roseline Bachelot, ministre de la Santé, vient de recevoir un rapport dressant le bilan de la contraception et l'avortement en France qui l'a fortement interpellée. Une action urgente en milieu scolaire pour l'information sur les moyens de contraception et la sexualité, et en général sur l'amélioration de l'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), est diligentée par la ministre. "Il y a un réel manque d'information et d'éducation à la sexualité des plus jeunes", a-t-elle déploré.
Selon ce rapport, il apparaît que deux tiers des filles de classe de 3e pensent encore qu'on ne peut pas tomber enceinte lors du premier rapport sexuel, d'où l'urgence d'agir pour la ministre de la Santé. "Avec Luc Chatel, ministre de l'Éducation, nous allons mettre le paquet sur l'information en milieu scolaire", promet-elle.
Avec l'application prochaine des décrets de la loi Hôpital, patients, santé, territoires, "les services scolaires des universités et les sages-femmes" pourront "délivrer des contraceptifs oraux", tandis que dans "quelques semaines", infirmières scolaires et pharmaciens "pourront renouveler une ordonnance de pilule sans que les jeunes femmes ne soient obligées d'aller chez le médecin", précise-t-elle.
Face aux "50% des IVG pratiquées chez des femmes qui sont sous contraception, pilule ou stérilet", Roselyne Bachelot reconnaît qu'il faut améliorer l'accès et l'information à la contraception en général, et "faire en sorte que l'accès à l'IVG à l'hôpital soit mieux organisé".
Loin des idées reçues, on constate une ignorance et un désarroi chez les jeunes qui ressemblent étrangement à celui de leurs aînés. Malgré l'apparente évolution des moeurs, et surtout malgré des législations anciennes, la connaissance des procédés de contraception et des conditions d'IVG reste encore à découvrir pour ceux qui sont les premiers concernés.
La jeunesse n'est-elle pas l'âge de l'amour ? Et que dire du rôle de l'école dont le programme de 6e à la 3e prévoit au minimum 3 cours par an d'éducation sexuelle, sans compter les cours sur l'anatomie...
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A.MICHO
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